Archives de catégorie : Robert capa

La photographie mexicaine mise à l’honneur aux Rencontres d’Arles : partie 1

Graciela Iturbide / "Le bain de Frida", Mexico / Prix Hasselblad en 2006

L’un des axes principaux de cette année reste incontestablement le Mexique à travers la photographie et la vidéo. Cet article ne sera pas du tout exhaustif. Je ne m’étendrai pas sur l’influence et la mise en avant du travail de Gabriel Figueroa en tant que directeur photographique pour le cinéma mexicain.

J’ai également pris le parti d’omettre les réalisations de Graciela Iturbide bien que celle-ci soit considérée comme l’une des photographes mexicaines les plus remarquables du paysage contemporain international.

Je suis certain que les plus curieux d’entre vous ne s’arrêteront pas là et choisiront de parcourir les méandres du net pour découvrir les démarches de ces deux artistes cités précédemment.

Pour introduire cette première partie, je parlerai très succinctement d’un évènement majeur au Mexique. En plus d’une approche contemporaine, l’Espace Van Gogh accueille une exposition très complète sur la révolution mexicaine. D’un point de vue documentaire et autour de divers photographes anonymes ou identifiés, c’est un témoignage visuel mettant en scène une période de l’histoire mexicaine et de personnages mythiques tels que les portraits de Francisco Villa et d’Emiliano Zapata entre 1911 et 1915. Cette exposition regroupe de nouvelles vues de la révolution encore jamais exposées.

Enrique Metinides / Avenue Chapultepec 1979 - Adela Lefarreta Rivas est renversée par une Datsun blanche

Enrique Metinides – Atelier des Forges

Enrique Metinides est mis en avant par un ensemble de témoignages photographiques sous une série nommée « 101 tragédies ». Durant sa longue carrière, il a parcouru les rues, la tristesse, les accidents, le courage des sauveteurs ou la curiosité malsaine des passants. Sa série est un témoignage des drames et faits-divers mexicains : pendaison, meurtre, accident de voiture, amputation ou noyade pour ne citer qu’eux.

De manière personnelle, c’est une réelle froideur qui se dégage de des images. Certaines m’ont déstabilisé ou choqué mais ce qui est certain, c’est que je ne suis pas ressorti indifférent de son exposition même si je n’apprécie pas cette approche presque médicale du malheur d’autrui et de la curiosité dérangeante des badauds.

Dulce Pinzon / Wonder Woman : Maria Luisa Romero, de l'Etat de Puebla. Elle travaille dans une laverie à Brooklyn. Elle envoie 150 dollars par semaine à sa famille

Dulce Pinzon – Ateliers des Forges

Dulce Pinzon / Harvey Birdman : José Rosendo de Jesus, de l'Etat de Guerrero. Il travaille comme organisateur syndical à New York. Il envoie 700 dollars par mois à sa famille.

« La véritable histoire des super-héros » est une série qui m’a vraiment fait réfléchir et prendre conscience de personnes oeuvrant au bien être d’autrui dans l’indifférence totale de la société. Autour d’une vingtaine de photographies, Dulce Pinzon va mettre en avant les immigrés mexicain à New York qui sont de véritables héros oubliés. En effet, ceux-ci travaillent de très longues heures dans des conditions très difficiles pour un salaire misérable dans le but d’envoyer de l’argent à leur famille restée au Mexique.

Mis en scène dans des costumes de super-héros dans leur lieu de travail, les photos de ces immigrés latino-américains sont accompagnées d’une légende qui permet au lecteur de prendre conscience de la métaphore visuelle proposée. Un véritable coup de coeur pour ma part sur ces super-héros anonymes mais indispensables à la société.

Daniela Rossell / Ricas y Famosa - Riches et célèbres

Daniela Rossell – Ateliers des Forges

La série « Ricas y Famosas » de Daniela Rossell semble si détachée de la réalité dans des poses, des décors et des attitudes travaillées autour d’une certaine luxure emprunt d’une touche à la limite du « kistch » volontaire. En travaillant cette série, elle met en avant le quotidien, l’identité et le monde imagé que s’est créée la nouvelle bourgeoisie mexicaine.

Ces femmes ont accepté de mettre en scène leur richesse tout en acceptant indéniablement l’image véhiculée comme une illusion de leur propre réalité. Cette série veut montrer la manière dont ces femmes veulent réellement vivre dans une sorte de fantasme et de réalité exubérante.

En 1999, Daniela Rossell nous éclaire sur les protagonistes mises en avant : « Ces images dépeignent des scènes actuelles. Les sujets se représentent eux-mêmes. »

Maya Goded / Frontières USA - Mexique. Quartier des prostituées, série "Bienvenue à Lipstick", décembre 2009

Maya Goded – Ateliers des Forges

Avec « Bienvenue à Lipstick » et « Terre de sorcières », Maya Goded plonge le lecteur dans une danse extrême où la femme vit dans une détresse quotidienne. La première série a été réalisée près de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis dite « zone rouge ». Endroit anarchique où la violence, le sexe et la drogue enfoncent de nombreuses femmes dans une lutte difficile mais obligatoire au maintient de la vie de cette zone.

La seconde série s’est réalisée dans la durée dans le nord du Mexique. Depuis l’invasion espagnole, la religion catholique a envahi ces contrées en changeant les règles spirituelles et sociales du pays. La persécution des femmes dites chamanes soupçonnées de sorcellerie en est une des nombreuses conséquences. Malgré cela, les croyances indigènes restent encore bien présentes dans les campagnes mexicaines. Craintes et respectées, le destin de ces femmes reste toujours l’isolation et l’exil.

Un coup de coeur qui me pousse à m’intéresser de manière plus approfondie à cette photographe courageuse.

Maya Goded / La Huasteca Potosina, San Luis Potosi, Mexique, Série "Terre de Sorcières", 2006

Les différentes parties proposées dans ce dossier sur « Les Rencontres d’Arles 2011 »

David Seymour – Exposition à Bruxelles

Une rétrospective sur David Seymour est proposée à Bruxelles au Musée Juif de Belgique du 29.10 au 27.02.2011 avec l’aimable soutien de l’agence Magnum Photos.

Regard humaniste sur le monde, Robert Capa décrivait son compagnon avec ces mots : « C’est lui le vrai photographe ! ». Son autre ami Henri Cartier-Bresson ne pesait pas ses mots en stipulant que « Sans lui Magnum n’aurait jamais existé ».  Deux phrases qui en disent long sur l’importance de David Seymour dans l’histoire de la photographie.

La particularité de David « Chim » Seymour

Déjà en 1932, travaillant pour le magazine de gauche Regards, David Seymour parvient à imposer sa vision humaniste dans les reportages qu’il propose à la rédaction.  Ses photographies donnent un visage aux revendications des grévistes, des manifestants et des dirigeants du Front populaire.

Lorsque Franco lance un coup d’Etat qui plonge l’Espagne dans une guerre civile sans précédent, Chim sera l’un des premiers photographes sur place. Loin de l’action, David Seymour reste à l’arrière et dénonce le sort des petites gens. Il décrit le quotidien de la vie sur place en proposant des photographies très humaines.

Après la défaite des républicains en Espagne, il va accompagner les fugitifs qui trouvent exil au Mexique. De part ses photographies, il va soutenir les paysans, montrer la vie de la population sans voyeurisme.

L’un de ses plus grands reportages, à mon sens, est une prise photographique dans l’Allemagne qui se reconstruit après la guerre : un couple qui cultive un potager au pied du Reichstag en ruines, des scènes de la vie quotidienne et le procès des anciens chefs du camp de concentration de Buchenwald. Ce reportage porte le nom de We went back.

En 1948, pour l’Unicef, il accepte un reportage sur les conditions de vie des enfants en Pologne, Hongrie, Autriche, Italie et Grèce.  Il offre un regard attendri, plein de compassion et humain sur cette génération victime de la deuxième guerre mondiale. Il se rend dans des camps de réfugiés, sanatoriums, hôpitaux, orphelinats, écoles ou crèches. Chim va essayer de comprendre tous ces enfants et va se placer à leur hauteur pour permettre au spectateur de partager leur univers et leur vision du monde.

David Seymour est touché par la misère des enfants. Il saisit la détresse de Teresa qui a grandi dans un camps de concentration en Pologne par exemple. La photo ci-dessous met en avant le regard de cet enfant qui témoigne de tous les souvenirs qui la hanteront à jamais.

Pologne. 1948. Teresa, qui a grandi dans un camps de concentration, dessine sa maison sur le tableau noir. David Seymour / Magnum Photos

Dans les années 1950, David Chim Seymour va se séparer des lourdeurs de la guerre. La société est en phase de mutation et les populations veulent rêver d’autre chose. Chim va alors à la rencontre des personnalités naissantes telles que Sophia Loren, Audrey Hepburn ou Kirk Douglas. Loin des photographies banales, David Seymour va s’installer dans leur intimité avant de réaliser les portraits et c’est par cette démarche qu’il va présenter l’être humain qui se cache derrière la star.

Avec la mort de son ami Robert Capa en 1945, David Seymour est très affecté par cette nouvelle. Il s’investira corps et âme dans l’agence Magnum. En parallèle, il retournera sur le terrain en photographiant la Grèce mais son coeur se tournera vers Israël. Juif de naissance, Chim se réjouit de la création d’un Etat juif. Il s’y rendra chaque année avec le désir de témoigner de cette nouvelle réalité. Il relatera l’immigration, l’intégration et la vie quotidienne de ces colons.

David Seymour parle longuement avec ses interlocuteurs avant de les mettre sur pellicule. Le contact humain est la base de l’humanité qu’il fait transparaître dans ses images. Il se tournera vers les plus vulnérables tels que les ouvriers, vieillards, femmes et enfants.

Sa vie s’arrêtera en 1956 en Egypte. Il réalise un reportage sur l’affaire de Suez et tombe sous les balles d’un soldat de Nasser. Il se préparait à réaliser un reportage sur un échange de prisonniers après la signature du cessez-le-feu.

Qu’avons-nous à y apprendre ?

Le Musée Juif de Belgique propose une exposition remarquable. Je me suis surpris à ressentir une véritable émotion en observant le reportage commandé par l’Unicef. Enfin une photographie qui rend une dignité aux protagonistes mis en scène. J’y ai ressenti l’humanité et le respect de l’autre. Cela est très important à mes yeux.

Notre société s’enfonce de plus en  plus en loin dans le voyeurisme malsain. Le sensationnel, les images chocs, une banalisation de la gravité des images couplées à la surabondance engendrée par le numérique dénaturent complètement l’Homme. Evidemment, la généralisation n’est pas de mise mais de plus en plus nos images sont vides de compassion.

La collaboration entre la commissaire d’exposition Andréa Holzherr et Magnum Photos est très profitable. Entre les images, j’ai pris le temps d’observer les différents témoignages papiers proposés dans les vitrines ou une inspection minutieuse du Leica de Chim.

Les textes explicatifs sont courts et vont à l’essentiel. Loin des grandes phrases, les écrits donnent une véritable dimension aux images et au contexte historique. La lecture est donc indispensable à la compréhension de l’oeuvre.

Cette exposition est donc une réussite à mes yeux et il me paraît inconcevable de la rater si vous passez sur Bruxelles.

FRANCE. Paris. The photographers David SEYMOUR « Chim » (left) and Robert CAPA. 1952.

La valise mexicaine de Robert Capa

L’International Center of Photography (ICP) à New york expose jusqu’au 9 janvier 2011 le contenu de la Valise Mexicaine. Retour sur cette découverte photographique.

Le 22 octobre 2010 étaient dévoilées pour la première fois une partie des 4500 photosprises par Robert Capa, David Seymour et Gerda Taro (compagne de Capa à cette époque). Ces photographies avaient disparu en 1939 pour ne réapparaître qu’en 2007. Les négatifs étaient très bien préservés par le climat chaud et sec du Mexique. Un hasard chanceux, il en convient !

Valeur totalement historique, ces valises sont avant tout le témoignage des horreurs de la guerre d’Espagne : les batailles de Madrid, la défense de Barcelone, l’exode forcé des miliciens vers les camps d’internement en France,… Ces photographies sont l’héritage secret qui permet de percevoir concrètement le travail de ces trois photographes qui ont risqué leur peau en étant au coeur des horreurs commises par les guerres.

Journalistes de guerre

Robert Capa, David Seymour et Gera Taro sont les précurseurs, les initiateurs du « reportage moderne de guerre« . Au coeur de l’action, ils en sont morts pour deux d’entre eux. En 1954, Robert Capa est décédé durant la guerre d’Indochine en sautant sur une mine. Gera Taro est écrasée par un char lors de la guerre d’Espagne. Suivant l’adage de Capa :  » Si une photo n’est pas bonne, c’est que vous n’êtes pas assez prêt « , c’est un réel héritage historique et photographique que ces trois valises apportent à l’heure actuelle.

Héritage et perception

La découverte de ce patrimoine est immense car il permet aux passionnés de photos de restituer dans son contexte les photographies qui ont fait la Une des grands quotidiens de cette époque. Les photographies emblématiques sont remises dans leur contexte. Cela engendre une meilleure perception des choix établis par ces 3 photographes. Les pellicules permettent de voir l’envers du décor en proposant une sorte de making of sur le travail journalistique effectué.

L’émotion montrée par ces photographes est grande. Les exemples sont nombreux comme cette femme enceinte allaitant sous les bombes ou ces enfants observant l’entrainement des troupes communistes cachés dans les arbres. Les pellicules ont permis également de remettre en scène l’action de ces photographes au coeur de l’horreur. Ils ont donné leur vie pour témoigner de l’atrocité de la guerre d’Espagne. Ils y ont laissé une part d’eux-mêmes.

La découverte de ces valises et le scan des négatifs ont provoqué une grande déception en remarquant que la photographie la plus célèbre de Robert Capa n’y figurait pas : celle du milicien républicain mourant sous les balles des soldats fascistes. En effet, une polémique est née autour de cette photographie. Certains disaient qu’elle était truquée et que ce témoignage n’était qu’un montage réalisé par Capa. Le voile sombre est toujours de mise et la polémique de cette photo n’exclut en rien le génie et le courage de Robert Capa dans son métier de photojournaliste centré sur la condition humaine.

Le voyage des valises

Plus qu’un voyage, c’est une véritable saga miraculeuse qui a amené à la découverte des 3 valises mexicaines. Robert Capa, David Seymour et Gerda Taro étaient des immigrés juifs. Entre 1936 et 1939, nos trois compères ont aménagé ces valises pour recevoir des films. Robert Capa avait ajouté des photos personnelles et sentimentales prises à Paris en 1935 par Fred Stein .

Lorsque les troupes allemandes entrèrent dans Paris en 1939, Robert Capa fuit la ville pour rejoindre New-York. Il confia les précieuses valises au responsable de sa chambre noire. Celui-ci les emporta de Paris dans son voyage à vélo vers Bordeaux (!) où il espérait atteindre le Mexique par bateau. A Bordeaux, il confia les valises photographiques à un chilien qui partit vers le Mexique. La suite du voyage reste un véritable mystère.

Le frère de Robert Capa les a recherché durant plus de 60 ans. Il semblerait que les valises furent données à un ancien compagnon de lutte de Pancho Villa : le général Francisco Aguilar Gonzalez.

Des années plus tard, le réalisateur mexicain Benjamin Tarver retrouva les valises dans la succession du général. Il attendit longuement avant de les envoyer mais il se décida en 2007 de rendre cet héritage à Cornell Capa âgé de 89 ans à cette époque. Celui-ci décéda l’année qui suivit cette découverte.

Une exposition est organisée à New-York  et laisserait présager une exposition aux Rencontres Photographiques d’Arles en 2011.

Pour aller plus loin

La valise mexicaine : une histoire inachevée

Le site du New York Times propose de visionner les négatifs

Robert Capa

Pour qu’une photographie ait le style Capa, il faut qu’elle soit prise au plus près de l’Homme et de l’action. Il s’intéresse à l’éphémère de la vie, aux instants fragiles d’une existence.

Endre Ernö Friedmann est né à Budapest. Il découvrit la photographie au côté d’un photographe moderniste reconnu bien plus tard aux Pays-Bas.

Dans les années 30, Endre se destine au journalisme mais les difficultés financières et matérielles le poussent vers la photographie. Il travaille donc pour quelques agences. Il va photographier Trotsky lors de sa conférence à Copenhague en 1932 par exemple.

Avec l’arrivée au pouvoir des nazis, il va s’installer en France. C’est en 1936 qu’il s’établira comme photographe grâce à l’aide de ses amis. Il s’invente le nom de Robert Capa. Robert provenant de l’acteur Robert Taylor, Capa venant de l’adaptation du nom du cinéaste Franck Capra.

En 1938, Robert Capa est reconnu pour être le plus grand photographe de guerre du monde et un fervent démocrate.

Robert Capa meurt sur une mine en Indochine en 1954. Après sa mort, il sera reconnu comme le premier jeune romantique de la photographie.

Dans toutes ses photographies, il tente de prendre l’instant où l’Homme fait face au danger et parfois à la mort, à la vérité. Pour cela il faut que le photographe soit le plus près possible du danger. Robert Capa disait même : « Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près ».

Chartres, Femme tondue pour avoir eu un enfant d’un soldat allemand (Robert Capa, 1944)

Le reportage dans les années 30

Au cours des années 1930, le reportage a un aspect filmique. Les photographes de l’époque savent que les clichés présentés dans un article doivent avoir un lien étroit entre eux. Les photographies n’était que des extraits d’un évènement particulier. Une situation était reconnue comme urgente à partir du moment où les photographies étaient quelques fragments d’une situation. Plus les photos étaient fragmentaires, plus la situation illustrée était urgente.

Les photographies de Robert Capa sont devenues une réelle révélation pour la profession en 1938. Prises au coeur des choses, au sein d’un évènement bien précis, Robert Capa réussit à montrer son talent de photographe reporter.

Entre les problèmes de visa et de papiers, les situations délicates en temps de guerre, les agences qui aimaient tout contrôler, les photographes travaillant sur des fronts lointains et ayant des difficultés de faire parvenir leurs clichés, la vie des photographes reporters étaient semées d’embûches.

Les querelles entre les agences et le sujet délicat de la propriété des droits des clichés, Robert Capa sera l’un des fondateurs de l’agence coopérative Magnum en 1947 avec Henri Cartier-Bresson, George Rodger et David Seymour.

Tendance humaniste

Robert Capa va contribuer à la tendance humaniste de la photographie d’après-guerre. Capa présentera la guerre et toute la logistique qui l’entoure. Il montrera l’évacuation des blessés, les soldats faisant une pause cigarette par exemple. Il renforce le côté humain dans ses reportages.

Il renforcera cette tendance dès la création de l‘agence Magnum avec son premier reportage sur des familles de fermiers à travers le monde.

Madrid 1936 / Guerre civile espagnole

Documentaire vidéo

Documentaire en 3 parties sur la vie de Robert Capa : Partie 1, partie 2 et partie 3