Canon AE-1 Program de 1981

Dans cette ère dédiée au numérique, l’acquisition d’un appareil argentique peut poser question.  Retour sur ce Canon AE-1 que j’utilise depuis deux semaines.

Depuis quelques temps, je réfléchis à acheter un appareil photo argentique.  J’ai enfin passé le pas et me suis offert un Canon AE-1 program à un très petit prix en occasion.  Dès la prise en main, je comprends que c’est un retour au concret !  La photographie n’est plus un assemblage de fichiers numériques inconsistants.  Cet article n’est nullement là pour encenser l’utilisation d’un appareil photo à film.  En quatre mots : concret – patience – prise de vue – réflexion.  Voilà qui résume bien cette première approche de cette nouvelle expérience.

La genèse

Depuis mon plus jeune âge, j’ai vu mon père voué une passion à la photographie à l’aide de son Canon AE-1.  Quel hasard ! J’ai donc baigné de manière inconsciente dans ce terreau photographique.  Comme chacun le sait, je me suis intéressé à la photographie de manière tardive.  Utilisant au quotidien un reflex numérique, je voulais aller plus loin que ce que je faisais au quotidien.  L’envie d’un appareil photo argentique n’est pas venue rapidement.  Je me suis d’abord naturellement intéressé aux grands photographes et à leur démarche artistique (j’en parle ici et par exemple).

Voyant la qualité photographique que certains grands photographes en utilisant un appareil argentique, j’ai voulu essayer de ressentir de nouvelles sensations dans ma pratique.  Le chemin était tracé !

Retour sur la prise en main du canon AE-1 Program

La première chose qui m’a sauté aux yeux est la qualité du matériel.  Celui-ci est solide, ferme et finitions impeccables.  Je suis loin des reflex numériques amateurs actuels entièrement en plastique. L’appareil qui a plus de 20 ans est clairement plus solide que mon reflex actuel semi-pro qui a quelques mois.

La deuxième impression est le poids minime et l’encombrement inexistant.  Je suis très loin du poids de mon Canon 7D avec son objectif 24-105 mm L et tant mieux !  L’utilisation du AE-1 devient donc un plaisir pour la main et les yeux.  La prise en main est réelle et je me suis dit dès les premières secondes : « C’est un matériel solide et discret ! »

Le Canon AE-1 est insensible aux variations climatiques.  L’appareil est entièrement étanche.  On dirait « tropicalisé » à l’heure actuelle.  Ce qui est fou, c’est qu’en 2010, un appareil n’est pas étanche d’origine sauf en achetant un appareil professionnel.

Le Canon AE-1 est un appareil photo élaboré.  Il possède un système d’exposition très performant pour son époque.  Il possède trois modes programmés : Mode Program, Mode Vitesse, Mode Flash.  Le mode manuel est inexistant.  Le mode qui se rapproche le plus du mode manuel est le mode priorité à la vitesse.  Après c’est le photographe qui choisit s’il suit les conseils donnés par l’appareil ou pas.

Lors de sa sortie mondiale, le Canon AE-1 est présenté comme ceci :

 » Le Canon AE-1 est l’appareil qui marque une étape nouvelle dans le développement des reflex mono-objectif.  Jusuq’à présent, le réglage électronique que comportaient certains reflex concernait uniquement quelques mécanismes tels que celui réglant l’exposition, alors que le AE-1 est le premier appareil au monde à être doté d’une Unité de traitement centrale chargée de régler automatiquement l’exposition, la transmission et l’affichage des signaux.

Le Canon AE-1 est le premier appareil  à proposer l’automatisme électronique de toutes les fonctions de la prise de vue. »

La caractéristique première du AE-1 est son mode Program.  En effet, le nom « Program » est inscrit en vert sur l’appareil.  Cela signifiait à l’utilisateur qu’il suffisait qu’il actionne la roulette de programmation sur le vert ainsi que positionner le réglage de l’objectif sur la petite lettre « A » verte pour que l’appareil calcule tout.  C’est le mode automatique que l’on retrouve aujourd’hui sur tous les appareils !

Alors il faut rester honnête, ce mode Program m’a vraiment aidé lors de mes premières prises en main.  Bien que l’autofocus (l’objectif fait la mise au point tout seul) soit inexistant, la mesure de la lumière ainsi que les couples « vitesse/diaphragme » proposés par l’appareil m’ont été d’une grande aide dans un premier temps.  Cela m’a évité de bousiller mes premières pellicules par de la sous-exposition ou surexposition par exemple.

L’avantage du Canon AE-1 est qu’il indique de manière sommaire si je suis en sous ou surexposition avec le couple « vitesse/diaphragme » que je veux utiliser.  Tout comme avec mon reflex numérique, il me guide dans mes choix. Il faut tout de même savoir que l’appareil fait les choix de l’ouverture du diaphragme en fonction de la vitesse choisie.  En gros, il n’y a pas de mode priorité à l’ouverture de diaphragme sur cet appareil.  C’est bête mais il faut en être conscient.

Canon AE-1, using a 50mm f1.4 lens

Un exemple vaut mieux qu’un long discours, non ?

1)  Exemple basique : J’ai débloqué mon objectif du mode « A » (automatique en vert) et le met sur 1.8 d’ouverture car je désire un arrière plan flou.  Je vois qu’il fait bon dehors et je place la roulette supérieure de l’appareil sur une vitesse de 1/250.  Je regarde dans le viseur, fais la mise au point sur mon sujet et appuis à mi-course sur le bouton.

L’appareil va me dire à sa manière si le diaphragme choisi est suffisant avec la vitesse choisie.  Quand je regarde, si le diaphragme proposé clignote, c’est que je suis trop haut dans mes vitesses.  J’aurai une photographie sombre.  Je dois donc choisir une vitesse plus lente.

2)  Exemple plus concret : Je suis devant mon ordinateur.  Il fait pluvieux dehors, mon volet est à moitié ouvert et je m’éclaire avec une lampe économique.  Je désire prendre la poupée de ma fille qui est sur le sol.  Mon Canon AE-1 est chargé avec un film Ilford P4 Plus (125 ASA = 125 iso dans l’ère du numérique).  J’ai placé la bague de mon objectif sur 1.8.

2.a) Je décide une vitesse 1/60ème, fais la mise au point sur la poupée.  Que se passe-t-il ?

Il y a un chiffre « 1 » rouge qui clignote dans mon appareil.  Cela signifie que le Canon AE-1 me dit : « Et mon petit gars, tu dois descendre en vitesse car si tu veux avoir une photo bien exposée avec avec une vitesse de 1/60ème, tu dois ouvrir ton diaphragme à f1. »  Ce qui est techniquement impossible  car il ne sait ouvrir qu’à f1.8.

2.b) Je corrige donc ma vitesse avec la roulette de l’appareil et la place sur 1/30ème et fais la mise au point sur la poupée.  Que se passe-t-il ?

Il y a un chiffre « 1.4 » rouge qui clignote dans mon appareil.  Cela signifie que le Canon AE-1 me dit : « Et mon petit gars, tu dois descendre en vitesse car si tu veux avoir une photo bien exposée avec avec une vitesse de 1/30ème, tu dois ouvrir ton diaphragme à f1.4 »  Ce qui est techniquement impossible  car il ne sait ouvrir qu’à f1.8.

2.c) Je recorrige donc ma vitesse avec la roulette de l’appareil et la place sur 1/15ème.  Je fais la mise au point sur la poupée.  Que se passe-t-il ?

Il y a un chiffre « 2 » qui est apparu mais qui ne clignote plus.  Cela signifie que le Canon AE-1 me dit :  » Ok, avec une vitesse de 1/15ème, tu es bon. »  Il faut savoir que l’appareil ne sait pas dire f1.8 d’ouverture.  Il me dit f.2 à la place.  Ce qui est tout bon et facile pour la prise de vue.

Canon Ae1 - FD 35mm 1:2.0 1:4.5 - Kodak 3X 650 ISO

Que faut-il retenir de ces exemples ?

Le mode véritablement manuel n’existe pas en temps que tel.  L’appareil travaille en Mode priorité à la Vitesse même en utilisant l’objectif de manière manuelle.  Cela signifie que l’appareil donnera toujours le couple diaphragme avec la vitesse que j’ai choisi à l’aide de la roulette supérieure.  Ex : Je choisis comme vitesse 1/125ème, il me dit : « ok ou pas ok« .

Pour être clairement dans une optique manuelle, le photographe ne doit pas prendre en compte les indications données par l’appareil.  Il doit faire abstraction de cela et faire au feeling.

Première conclusion

Le Canon AE-1 Program est un appareil polyvalent, parmi les plus intéressants boîtiers Canon à optique FD.  C’est un très bon appareil pour aborder la photographie argentique et apprendre les mécanismes de la prise de vue.  Avec de la bonne volonté de la part du photographe, celui-ci pourra apprendre le feeling et la réflexion que je n’ai pas connus avec mon réflex numérique.  J’en suis ravi !

Comparaison entre le calcul d’exposition du Canon AE-1 et du Canon 7d

Au niveau de la mesure d’exposition couple « vitesse-diaphragme », certains photographes m’ont dit : « Oui mais tu ne peux pas t’y fier.  Ce matériel a plus de 20 ans et le calcul n’est pas aussi performant qu’un reflex actuel !« 

Pour répondre à cette remarque, j’ai comparé le système de calcul de mon Canon 7d et du Canon AE-1.  Utilisons l’exemple de la poupée sur le sol dans les mêmes conditions que tout à l’heure.  Les deux appareils sont équipés d’un objectif 50mm réglé à la focale 1.8.  Mon Canon 7d est réglé sur 125 isos et le Canon AE-1 Program possède une pellicule de 125 asas.

Lorsque je prends la mesure avec mon Canon 7d sur la poupée : vitesse 1/8ème – f.1.8. – 125 isos.  Si j’effectue les mêmes réglages avec mon Canon AE-1, il me dit que l’exposition est correcte également.  Cela signifie que la cellule du Canon AE-1 tient également la route après 20 longues années.  Je verrai lors du tirage si les photographies sont bien en terme d’exposition.

Canon AE-1 , using a 50mm f1.4 lens

Pour aller plus loin dans l’utilisation du Canon AE-1 Program

–  Manuel en ligne sous la forme d’un site internet.

–  Page Wikipédia

–  Vidéos du Canon Ae-1 Program : charger un filmréglage de l’ouverture, la vitesse d’obturationla mesure d’exposition, réglage manuel de la mise au point

Robert Capa

Pour qu’une photographie ait le style Capa, il faut qu’elle soit prise au plus près de l’Homme et de l’action. Il s’intéresse à l’éphémère de la vie, aux instants fragiles d’une existence.

Endre Ernö Friedmann est né à Budapest. Il découvrit la photographie au côté d’un photographe moderniste reconnu bien plus tard aux Pays-Bas.

Dans les années 30, Endre se destine au journalisme mais les difficultés financières et matérielles le poussent vers la photographie. Il travaille donc pour quelques agences. Il va photographier Trotsky lors de sa conférence à Copenhague en 1932 par exemple.

Avec l’arrivée au pouvoir des nazis, il va s’installer en France. C’est en 1936 qu’il s’établira comme photographe grâce à l’aide de ses amis. Il s’invente le nom de Robert Capa. Robert provenant de l’acteur Robert Taylor, Capa venant de l’adaptation du nom du cinéaste Franck Capra.

En 1938, Robert Capa est reconnu pour être le plus grand photographe de guerre du monde et un fervent démocrate.

Robert Capa meurt sur une mine en Indochine en 1954. Après sa mort, il sera reconnu comme le premier jeune romantique de la photographie.

Dans toutes ses photographies, il tente de prendre l’instant où l’Homme fait face au danger et parfois à la mort, à la vérité. Pour cela il faut que le photographe soit le plus près possible du danger. Robert Capa disait même : « Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près ».

Chartres, Femme tondue pour avoir eu un enfant d’un soldat allemand (Robert Capa, 1944)

Le reportage dans les années 30

Au cours des années 1930, le reportage a un aspect filmique. Les photographes de l’époque savent que les clichés présentés dans un article doivent avoir un lien étroit entre eux. Les photographies n’était que des extraits d’un évènement particulier. Une situation était reconnue comme urgente à partir du moment où les photographies étaient quelques fragments d’une situation. Plus les photos étaient fragmentaires, plus la situation illustrée était urgente.

Les photographies de Robert Capa sont devenues une réelle révélation pour la profession en 1938. Prises au coeur des choses, au sein d’un évènement bien précis, Robert Capa réussit à montrer son talent de photographe reporter.

Entre les problèmes de visa et de papiers, les situations délicates en temps de guerre, les agences qui aimaient tout contrôler, les photographes travaillant sur des fronts lointains et ayant des difficultés de faire parvenir leurs clichés, la vie des photographes reporters étaient semées d’embûches.

Les querelles entre les agences et le sujet délicat de la propriété des droits des clichés, Robert Capa sera l’un des fondateurs de l’agence coopérative Magnum en 1947 avec Henri Cartier-Bresson, George Rodger et David Seymour.

Tendance humaniste

Robert Capa va contribuer à la tendance humaniste de la photographie d’après-guerre. Capa présentera la guerre et toute la logistique qui l’entoure. Il montrera l’évacuation des blessés, les soldats faisant une pause cigarette par exemple. Il renforce le côté humain dans ses reportages.

Il renforcera cette tendance dès la création de l‘agence Magnum avec son premier reportage sur des familles de fermiers à travers le monde.

Madrid 1936 / Guerre civile espagnole

Documentaire vidéo

Documentaire en 3 parties sur la vie de Robert Capa : Partie 1, partie 2 et partie 3

Air Vidéo : Transforme ton iphone en une vidéothèque utilisant le streaming

Visionner des films sur iphone et ipad est une plaie quand il s’agit de les télécharger. Oubliez tout cela avec Air vidéo.   Suivez le guide !

Qui n’a jamais voulu regarder un bon film dans son lit juste pour s’endormir ? Qui n’a jamais voulu regarder une petite série discrètement sans bouger de son confortable coussin ?  Certains diront, et à juste titre, qu’il suffit de télécharger les vidéos sur son ipad ou iphone pour les visionner et le tour serait joué.  Comme déjà énoncé dans le billet précédent, rien n’est jamais simple dans le monde de l’informatique.

En effet, lire des vidéos sur son iphone demande de les convertir  au format .mp4 ou .mov pour profiter de ses documentaires et séries préférés.  Mais les contraintes ne s’arrêtent pas là car une fois votre vidéo convertie, il faut l’importer sur itunes qui l’importera sur votre iphone ou ipad.  De plus, votre vidéo occupera une certaine place dans la mémoire de votre appareil.  Ouvrez votre poubelle cérébrale et oubliez tout ce que je viens de vous citer : c’est ici que l’application Air Vidéo entre en jeu !

Le fonctionnement simpliste d’Air Vidéo

Tout d’abord, je vous invite à télécharger cette application sur l’AppStore au prix de 2,99 € ou essayer la version gratuite « Lite » (version d’essai avec limitation de partage).

Vous téléchargez « Air Video Server » pour votre ordinateur  (disponible à cette adresse) et choisissez simplement les dossiers contenant les vidéos que vous désirez partager avec votre iPhone. Ensuite les dossiers sélectionnés s’affichent sur votre iPhone et vous pouvez profiter de vos films sans avoir à les stocker sur votre iPhone.  En résumé, je peux regarder plus de 600 gigas de vidéos à partir de mon iphone ou ipad et cela sans rien y télécharger dessus !  Une vraie révolution !  Air Vidéo s’occupe de tout et pas besoin de convertir quoi que soit.

Ce n’est pas tout car le meilleur reste à venir.  Ma compagne et moi-même utilisons Air vidéo.  Pour son travail, celle-ci est partie au Danemark et bien grâce à Air Vidéo, elle pouvait consulter les séries qui étaient stockées sur notre ordinateur en Belgique dans sa chambre d’hôtel située à Copenhague !  Pour réussir ce petit coup de génie, il faut trois paramètres :

1.  L »iphone possède l’application payante.

2. Votre ordinateur qui stocke vos vidéos est allumé et l’application Air vidéo Server tourne également.

3.  L’ordinateur ainsi que l’iphone sont connectés sur internet.

Donc imaginons : Ma femme désire regarder la fin de l’épisode final de sa série préférée au Danemark.  Elle connecte son iphone sur le Wifi de l’hôtel ou bien via un réseau 3G/EDGE.  Sachant que le soir, elle désire visionner des vidéos, j’ai laissé l’ordinateur allumé à la maison en Belgique.  En tâche de fond, l’application Air Vidéo Server fonctionne.  Mon ordinateur est connecté à internet via un réseau wifi ou un câble prévu à cet effet.  Ma femme va donc lancer l’application Air Vidéo, choisir le dossier qui comprend sa série et la lancer pour la regarder.  C’est aussi simple que cela !

Voici une vidéo qui vous montre son fonctionnement :

En résumé

Une application qui a changé ma vie de consommateur de films, séries et documentaires.   Plus qu’une simple application de visionneuse, elle libère la place de mon iphone pour autre chose.  De plus, elle est utilisable dans un pays étranger tout en utilisant les vidéos qui se trouvent à votre domicile.  Une révolution copernicienne !

File Magic : Transférez et lire tous types de documents de votre ordinateur à votre iphone ou ipad

Ne vous est-il jamais arrivé de vous dire : « J’aimerais consulter les documents de mon ordi sur mon iphone ou ipad facilement » ? La solution est ici et en toute légalité !

Avec mon travail sur « Focale Alternative Magazine« , je m’intéresse de plus en plus au partage de données et à la lecture de documents sur diverses plateformes.  Comme dans la vie, l’informatique est complexe à première vue mais ce petit billet est là pour expliquer le tout facilement dans le but de satisfaire un utilisateur.

L’application File Magic est une innovation que j’apprécie par sa simplicité d’utilisation.  Les actions sont simples : glisser le document choisi / déposer dans une fenêtre /  puis consommer !   J’ai déjà utilisé beaucoup d’applications diverses mais je n’arrivais pas à les configurer.  L’avantage ici c’est que justement il n’y a pas de configuration à faire pour l’utilisateur.  La force de File Magic est : la possibilité de transférer d’un simple glisser-déposer n’importe quel fichier de votre PC ou Mac vers votre iPhone, et d’accéder à ce dernier sur votre appareil mobile.

Comment procéder ?

File Magic est composé de deux applications qui vont fonctionner ensemble.  La première application est gratuite et se téléchargera sur votre ordinateur mac ou pc.  La seconde application coûte 2,99 € que vous trouverez dans votre AppStore d’Itunes.  Prix vraiment modique pour l’utilisation intensive que cette application apportera à votre quotidien.  Elle sera vite rentabilisée à la lecture de quelques musiques ou livres par exemple.

Une fois les deux logiciels installés, vous avez fait le plus difficile, puisque la suite est à la portée d’un enfant de 5 ans, la seule condition étant que votre PC et votre iPhone soient reliés au même réseau WiFi. Vous lancez l’application sur votre ordinateur et vous glissez les documents que vous souhaitez consulter sur votre iphone.  File Magic propose des catégories : documents, vidéos, musiques, images et dossiers.

Une fois cela effectué, vous devrez lancer l’application que vous avez téléchargée sur votre iphone.  Une fenêtre va apparaître et vous devrez cliquer sur « Allow ».  Cela transfèrera vos documents immédiatement sur votre iphone ou ipad.  Toute l’opération s’affichera simultanément sur les deux appareils.  Aucun paramétrage, pas de réglages complexes, il n’y a pas plus simple !

Quels sont les formats acceptés ?

La plupart des formats sont acceptés et vous les lirez directement sur l’écran de l’iPhone ou ipad.  Ainsi vous pouvez emporter avec vous des documents aux formats suivants :

Documents

  • .doc and .docx (Microsoft Word)
  • .htm and .html (web pages)
  • .pdf (Preview and Adobe Acrobat)
  • .ppt and .pptx (Microsoft PowerPoint)
  • .txt (text)
  • .xls and .xlsx (Microsoft Excel)

Musique (fichiers sans DRM uniquement)

  • .mp3
  • .aac
  • .wav

Vidéo

  • .m4v

Images

  • .jpg and .jpeg
  • .gif
  • .png
  • .tiff

Vous pouvez également importer un carnet d’adresses sur votre PC au format texte.

Dernier point à souligner car c’est loin d’être toujours le cas avec les applications iPhone : l’accéléromètre et le multi-touch sont gérés par File Magic, ce qui signifie que vous pouvez basculer en mode paysage pour lire vos documents et zoomer sur ceux-ci.

En résumé

File Magic va transformer votre iphone ou ipad en un centre de stockage et de lecture de documents très diverses.  Rapidité, facilité sont les maîtres mots de cette application.  L’échange entre l’ordinateur et l’iphone est très rapide via le wifi.  File Magic supporte énormément de formats différents ce qui n’est pas le cas de certaines applications tiers.

Le seul point contraignant est que cela n’utilise pas le streaming donc il faut télécharger sur l’iphone.  C’est une question d’organisation car une fois lu, on supprime le document et c’est fini.  L’avantage du stockage est que le document peut être lu même si votre iphone ou ipad n’est pas connecté à votre pc.  Pas besoin de wifi ou d’internet pour lire vos documents ultérieurement.

Une bonne application qui satisfait à l’heure actuelle mes besoins de consommateurs de livres, de magazines, de pdf, de BD,…  Un must have !

Henri Cartier-Bresson

C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression.

Le photographe Henri Cartier-Bresson est synonyme de la photographie moderne. A ses débuts, il est passionné par la peinture. Il étudie donc cette expression artistique tout en commençant la photographie.

De 1931 à 1933, il parcoure l’Europe avec son appareil photo. Il couvrira les grandes agitations sociales en Espagne par exemple. C’est en 1933 qu’il propose sa première exposition dans une galerie new-yorkaise.

Le surréalisme

Les surréalistes photographiques essaient de décrire l’hystérie, l’extase et le rêve. En 1928, Henri Cartier-Bresson essaie de figurer l’esprit ou son état. A la fin des années 20, les photographes modernistes prennent des machines, des pianos ou des schémas de rue vues en contreplongée par exemple.

L’innovation de Henri Cartier-Bresson est qu’il va établir un lien, combiner ces décors avec la figure humaine. Il va lier significativement décors schématiques et figure humaine.

Bresson d’après Julien Levy

Les clichés de Cartier-Bresson sont « septiques » d’après son ami Julien Levy car Henri Cartier-Bresson a une idée « rude et crue » de la photographie. C’est un homme qui ne voit aucune utilité à théoriser son art. Cela fait de lui un « artiste sincère et modeste. »

La photographie doit soulager les humains de leur propre réalité

Les photographies du début de Cartier-Bresson mettent en scène le destin. L’art photographique devait beaucoup à la chance. Cette chance d’être au bon endroit au bon moment. Au début des années 30, la photographie rentre dans un courant philosophique où la réalité doit-être présentée avec poésie.

Henri Cartier-Bresson sait que ses reportages d’actualité en Espagne n’entrent pas dans ce courant philosophique. Il y montre des foules, habitants typiques ou fragments de paysage. Bref, il présente la réalité sans poésie.

Pour compenser ces photographies-là, il va réaliser des photos plus poétiques qui rentrent dans le cadre philosophique de l’époque qui est : « l’art et la science ont pour objectif de créer un monde imaginaire qui soulage les humains de la réalité. »

A partir de 1936, Henri Cartier-Bresson se donne comme tâche journalistique et artistique de prendre des images structurées sur des thèmes d’actualité. Avant cette date, il se contentaient d’enchaîner les photos sans réelles structure entre elles.

La photographie d’après-guerre

Après 1945, les photographes essaient d’exprimer le déplacement et parfois l‘histoire en marche. Les photographes essaient d’exprimer la continuité de l’histoire difficile à comprendre. Ils deviennent à peu à peu des témoins. Les photographes essaient d’exprimer le désarroi de certains évènements ainsi que celui des participants involontaires. Ex : un mendiant en pleine révolution communiste. Il est participant d’un moment important de l’histoire mais il ne fait que sentir que quelque chose se passe.

Pour Cartier-Bresson, le témoin est un étranger aux évènements. Cette nouvelle idée va s’imposer.

En décembre 1948, le magasine Life envoie Cartier-Bresson en Chine pour illustrer la transition du Kuomintang aux règles communistes. La photo capture le trouble provoqué par le crash monétaire de ce mois, quand la valeur du papier monnaie chuta à pic et que le Kuomintang décida de distribuer 40g d’or par personne. Des milliers attendent en ligne pendant des heures, alors que la police ne fait office que de maintien de l’ordre symbolique, engendrant des dizaines de morts par suffocation. Cartier-Bresson immortalise adroitement le désespoir et la claustrophobie de la scène, en compressant la foule dans un cadre étroit alors qu’elle se presse pour atteindre la banque au delà du coin droit de l’image.

La création de l’agence Magnum

En 1947, il fonde l’agence Magnum avec Robert Capa, George Rodger et David Seymour.

Ce que Henri pense de la vision artistique de Cartier-Bresson

La photographie « fabriquée » ou mise en scène ne me concerne pas. Et si je porte un jugement, ce ne peut être que d’ordre psychologique et sociologique.

Il y a ceux qui font des photographies arrangées au préalable et ceux qui vont à la découverte de l’image et la saisissent.  L’appareil photographique est pour moi une carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois.

Pour signifier le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyen et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression.

Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante ; c’est alors que la saisie d’une image est d’une grande joie physique et intellectuelle.

Photographier : c’est dans un même instant et une fraction de seconde reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse des formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait.

Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. C’est une façon de vivre.

En ce qui me concerne, photographier, est un moyen de comprendre qui ne peut se séparer des autres moyens d’expression visuelle. C’est une façon de crier, de se libérer, non pas de prouver ni d’affirmer sa propre originalité. C’est une façon de vivre.

Quand deux jeunes cinéastes belges font face au mauvais goût de Prodigy

« Run with The Wolves » made in Belgium est la vision carolorégienne et bruxelloise réunie sous le pseudonyme de CharlyXL avec l’ancienne cokerie d’Anderlues comme toile de fond.  Tout un programme !

Prodigy est un groupe de musique électronique britannique formé par Liam Howlett en 1990.  Connu pour son originalité en terme musical et visuel, les mélomanes se souviendront des riffs de No Good (1994), Voodoo People (1994), Firestater (1996) et des claques visuelles apportées par Poison (1995), Breathe (1996) ou Smack My Bitch up (1997) pour ne citer qu’eux.

Pour leur dernier single « Run With The Wolves« , le groupe a lancé un concours international pour la réalisation du clip.  Loin de moi un chauvinisme de mauvais goût mais nos petits bruxellois ont vraiment déchiré tant l’impact visuel est d’une dynamique sans nom !  Ils surpassent de loin le gagnant pathétique qui n’a rien apporté de neuf à la vidéo d’animation alternative.

L’histoire du clip fait clairement référence à une sorte de chaperon rouge alternative et d’une sensualité urbaine.  Une boîte de pandore fera office de fil conducteur avec comme toile de fond la cokerie d’Anderlues et son terril.  Je ne dévoilerai pas plus cette vidéo underground mais Julien Mus, Gilles et Julien Frankignoul sont revenus à la genèse de la grande époque de Prodigy.  Bien joué les gars !

Face à la déception des fans, Prodigy est revenu sur sa décision en élisant un trio de tête dont nos amis bruxellois font clairement partie.  Focale Alternative ne se tracasse nullement pour eux car au vu de leur talent, ils exploseront nos télévisions de leur griffe artistique.  Bref, nous sommes clairement des fans et vous ?

Graff session and Canon 7d

« Street poker » est un one shot où le reflex canon 7d use de son talent pour narrer une histoire en HD

Le développement de la vidéo numérique est un marché en plein essor.   Le dernier né de la gamme EOS de la firme Canon est un outil artistique à part entière.  Le fossé entre vidéo et photographie se referme doucement au profit de l’expression artistique.  Il est unanimement reconnu que la qualité vidéo des nouveaux reflex dépasse largement les caméscope grand public.

Pour la réalisation de ce rush vidéo, l’auteur a utilisé deux optiques : 50mm 1.8 et un 35mm 2.8.  L’étalonnage des couleurs a été réalisée avec Color Finesse, un plugin pour Adobe After Effects.

Après tout est une question de travail, d’oeil photographique et de patience.  Malgré un capteur puissant et une vidéo HD de bonne facture, le réalisateur reste l’humain derrière la machine.  A bon entendeur !

Quand un court métrage flirte avec les grandes réalisations

30 minutes, 100 000 visions en un week-end, 27 000 $ de budget et  21 jours de tournage, Batman : « City of scars » a réussi à placer la barre haute pour un fan movie.

Batman : « City of scars » n’est en rien un court métrage amateur mais plutôt une réalisation professionnelle à moindre frais.  En effet, le fan movie a couté 27 000$ et s’est étendu sur 21 jours de tournage.  Une somme et un laps de temps bien rondelet pour un film considéré d’amateur sur la toile Internet.  Cette histoire alternative est produite par Bat in the Sun Productions fondé par Aaron Schoenke et Sean Schoenke connus dans les milieux publicitaires ou les clips vidéos. Père et fils Schoenke n’ont nullement à rougir face aux grandes productions hollywoodiennes.  Ils peuvent à eux deux apprendre une valeur importante dans le cinéma : Mettre du coeur.

De manière plus concrète, le court métrage propose des inégalités en terme d’action ou de narration.  La rencontre entre Batman et Harley (femme du Joker ?) est assez mal jouée par exemple.  Certaines scènes manquent de crédibilité mais le fil narratif n’est jamais coupé.  Malgré les défauts, certaines scènes sont magnifiquement jouées.  La séquence où le Joker prépare son matériel en se parlant à lui-même permet de dégager un malaise autour de la folie de ce personnage.  Evidemment, le Joker de Nolan joué par Heat Ledger dans « Dark Night » est impossible à égaler mais la crédibilité de l’acteur n’est jamais remise en cause.

Le synopsis recentre le chevalier noir dans les racines qui ont fait de lieu ce qu’il est : la mort de ses parents.  Ce court métrage commence avec la fuite du célèbre Joker de l’établissement hospitalier « Arkham Asylum ».  Le fuyard va assassiner les parents d’un jeune garçon et le prendre comme prisonnier pour lui faire sévir d’horribles souffrances.  Batman va se souvenir de son calvaire qu’il connu dans son enfance avec le décès parental.  le justicier va donc perdre ces moyens et entrer dans une rage sans précédent.

« Born to free » ou l’existence humaine est dénuée de signification

Après le groupe Justice, le frenchy Romain Gavras revient tourner un court métrage pour la chanteuse M.I.A.  Arrêt sur image sur cette fresque de 9 minutes.


Deux années se sont écoulées depuis la polémique engendrée par le clip du groupe Justice : « Stress ».  Le jeune réalisateur Romain Gavras revient une nouvelle fois avec un court-métrage mordant, décriant et violent autour du fascisme.  Provocateur, aimant donner un bon coup de pieds dans la ruche du bon goût, Gavras a mis sa créativité ou son mauvais goût (au choix) au service de la chanteuse M.I.A. pour le premier single « Born To Free » de son dernier album.

Ce clip vidéo a suscité beaucoup de réactions sur la toile Internet.  You Tube a même décidé de retirer le clip temporairement à cause de la violence et de l’émoi que celui a provoqué.  « Born To Free » est étroitement lié au clip du groupe Justice : révolution, groupe d’ados, injustice, violence gratuite, péripétie urbaine,…  L’idée (in)consciente de créer un diptyque était-elle voulue ?  Gavras jouera-t-il sur la mode de la trilogie avec son futur clip vidéo ?  Une oeuvre cinéaste au goût de sage ou bien est-ce seulement un jeune réalisateur qui a compris que la provocation permet le buzz sur Internet ?

« Born To Free » est avant tout une fiction narrative qui met au premier plan l’histoire et au second plan l’interprète musical.  La musique sert donc d’arrière plan et est au service de l’action.  Intimement lié, le son et l’image jouent au service de la narration.  Une nouvelle fois, Romain Gavras prend le parti de l’Autorité.  Le réalisateur nous plonge dans les yeux de ceux qui veulent faire régner l’Ordre.  La narration se terminera en une rafle et jeu sadique entre les résistants et le commando autoritaire.

Si je parle de ce clip vidéo, c’est avant tout pour souligner la qualité du film en terme de plan.  Les scènes s’enchaînent et restent cohérentes de bout en bout.  L’émotion est palpable.  L’avenir du court-métrage est en marche.  Ce clip reste pour ma part une source d’inspiration indéniable pour l’humble photographe que je suis.

En attendant, Romain Gavras a su se faire une place dans la vague de la nouvelle génération des réalisateurs qui ont des choses à dire.  Il a su imposer un univers dérangeant et utiliser les clips vidéos pour faire parler de lui en attendant son prochain road-movie  » Notre jour viendra » avec Vincent Cassel en septembre 2010.

Réflexions, démarches et partages photographiques