Archives de catégorie : Appareil photo

Hasselbad bloqué, ordre pour mettre bague-allonge / Pense-bête

Ordre pour mettre une bague-allonge sur un Hasselblad 500cm

  1. Armer l’Hasselblad
  2. Mettre le tube allonge
  3. Mettre l’objectif

Il est important de suivre cette démarche pour ne pas bloquer le système.

… L’objectif ne peut être déposé ou remonté que si le boîtier et l’objectif sont armés. Il y a risque de blocage du mécanisme si cette condition n’est pas remplie, notamment lors du montage ou démontage d’accessoires tels que bagues-allonge ou soufflet macro…

Voici un site qui peut vous aider si vous avez bloqué votre Hasselblad 500 cm : LIEN // Quelques petites règles à suivre :

  1. Les objectifs ne peuvent être montés/ retirés que lorsque le boîtier est armé –> Si cela n’est pas suivi, le blocage est assuré.
  2. Les dos ne peuvent se mettre en place/se retirer que si le volet amovible en inox est enfoncé –> Si cela n’est pas suivi, il y a un risque de jour et/ou un blocage.

Tumblr autour de la photographie avec un Hasselbladhttp://hasselblad80mm.tumblr.com/

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Introduction à l’Horizon 202 

Faire l’acquisition d’un appareil panoramique argentique permet d’élargir sa vision de la photographie tout en apportant des contraintes énormes en terme de lecture d’une image.

Voici quelques exemples réalisés par mes soins avec un Horizon 202 : http://www.philippereale.eu/horizontal-thinking/

Pour les curieux, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous autour de cet appareil.

Surimpression et Leica M6

En photographie, et surtout en argentique, il arrive que des heureux hasards se produisent suite à des agencements, des détails techniques, une pellicule mal embarquée ou difficilement placée,… Bref des aléas imprévus mais qui peuvent apporter des surprises.

Leica M6 Agfa Apx ilfosol
Photographie(s) Leica M6 / Agfa Apx / Erreur de placement de la pellicule

Cette photographie provient d’une mauvaise manipulation de la pellicule lors de son placement dans le Leica M6.

Voici une manoeuvre (que je ne conseille absolument pas) pour réaliser quelques surimpressions avec son Leica M : « … Il faut tendre le film avec la manivelle et armer tout en manoeuvrant le bouton de rembobinage et armer en douceur à petits coups. Cela procure une sensation bizarre et des bruits un peu inquiétants. La superposition très précise des deux images n’est pas absolument garantie…« 

Il reste tout de même les deux bonnes vieilles méthodes de la superposition des négatifs dans l’agrandisseur ou via le système des calques sous Photoshop.

Utiliser une source lumineuse pour créer différents effets en studio

L’éclairage studio est souvent complexe dans sa compréhension lors des premières approches. Je me permets d’utiliser ce billet pour vous présenter une vidéo du photographe Gavin Hoey.

Son objectif : commencer par l’utilisation d’une seule lumière pour produire des résultats satisfaisants sans s’enliser avec un système d’éclairage complexe.

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Un Hasselblad, une tri-x et deux smartphones pour l’éclairage

Ce week-end, j’ai vu les essais d’un ami autour de la réflexion d’une composition photographique. J’ai aimé l’ingéniosité de la mise en place car l’éclairage était alimenté avec la fonction lampe de poche de son smartphone.

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Révélateur Microphen Ilford ou comment pousser une pellicule à 3200 iso ?

Introduction

Depuis quelques semaines, je me suis lancé dans un reportage photographique qui me demande un traitement poussé de mes pellicules HP5+. Originellement vendues à 400 iso, je suis obligé de les pousser à 3200 à cause des conditions de lumière de ce reportage. Alors que choisir comme traitement pour réussir au mieux le développement de mes pellicules ? Quel révélateur choisir pour pousser mes HP5+ d’Ilford ?

Comme dans le monde culinaire, la photographie argentique connaît de nombreuses recettes personnelles et familiales. Pour ma part, comme tout bon débutant, je me suis tourné vers les photographes que je connaissais ou via les réseaux sociaux. La photographie et son traitement sont un univers de mille et une recettes où chacun pratique un peu à sa sauce. Certains préfèrent le grain marqué, d’autres privilégient le contraste,… Vous l’aurez compris la tâche est parfois ardue de se retrouver parmi les expériences personnelles.

Travaillant en HP5+, je me suis tourné vers les révélateurs de la même firme : Ilford. Ce choix fut encouragé par deux photographes français de ma connaissance. En parcourant les prospectus d’Ilford et, plus particulièrement, de la HP5+, j’ai regardé attentivement la notice de la pellicule.

L’analyse du tableau proposé par Ilford est relativement simple. Deux choix m’étaient conseillés : une solution liquide (Ilfotec DD-X) et une solution en poudre (Microphen). J’ai privilégié la deuxième car je n’avais jamais travaillé avec ce type de produit.

En examinant ce tableau, je me suis tourné vers le critère : Meilleure qualité générale de l’image selon l’indice El 3200 et la sensibilité maximum du film. Le Microphen est conseillé ainsi que l’Ilfotec DD-X pour la solution liquide. Si vous regardez bien, il est stipulé Microphen (Réserve). La réserve est importante car, une fois la préparation effectuée du produit, vous ne devez pas la couper avec de l’eau. Vous devriez donc travailler avec le litre que vous aurez préparé.

Préparation Microphen

En 2011, je m’étais posé la question de cette préparation auprès du photographe Laurent Coignet. Celui-ci m’avait répondu par écrit. Voici les conseils qu’il me prodigua et que j’ai suivi lors de ma première préparation.

La préparation est très simple. Ce révélateur en poudre se présente sous la forme de deux sachets : A et B. On mélange la poudre dans à peu près 70 cl d’eau chaude, entre 45 et 50°, successivement sachet A puis sachet B On agite, puis quand la poudre est suffisamment dissoute pour qu’on ne la voie plus, on complète avec de l’eau froide jusqu’à obtenir un litre.  Cette solution sera prête à l’emploi lorsqu’elle ne comportera plus ni bulles d’air ni particules en suspension.

Je laisse reposer une heure avant usage. Certains conseillent d’attendre plus longtemps.  Ce qui est certain est qu’une dilution inachevée et non reposée (bulles et particules non diluées) donne un développement hétérogène.  Cette dilution d’un litre est ce qu’on appelle la solution « Réserve ».

Usage de la solution « Réserve »

Elle peut s’utiliser pure ou diluée (1+1, 1+2, 1+3).

  • Pure : on la réutilise plusieurs fois, en allongeant le temps après chaque nouveau film, pour compenser l’épuisement progressif du révélateur. La règle à appliquer est donnée dans les docs des fabricants. En moyenne, allongement du temps de 10% à 15% par film supplémentaire, et solution considérée comme épuisée après 10 films.
  • Diluée : La solution diluée ne doit être utilisée qu’une fois. Le temps est alors allongé (voir tables de développement). Plus la dilution est importante, moins le contraste du film sera fort, et plus les nuances des gris moyens seront étendues et subtiles.

La préparation est utilisable 6 mois dans un flacon bien fermé et hermétique à la lumière.

L’augmentation de 10 % du temps à chaque utilisation

Je pars du principe que vous utilisez le même film durant la procédure et cela 10 x. La notice de la pellicule HP5+ propose un temps de développement de 16 minutes à 20° avec du Microphen. Pour développer mes films, je suis parti de cette base.

Pour les temps, ce sont ceux que j’ai utilisés et qui m’ont donné un bon rendu. La température est de 20°. J’augmente de 10% le temps d’exposition des films après chaque film. Pour faire vos calculs, partez du principe que 16 minutes = 100%. J’utilise le principe de la TVA pour mes calculs. Exemple : si je dois augmenter mon temps de 10 %, mon temps passera de 100 % à 110 %.

1er film : temps normal proposé par Ilford : 16 minutes.

2ème film : augmentation de 10 % : (16 min : 100) x 110 = 17,6 —> Cela signifie un temps de 17 minutes et 6/10 minutes. 6/10 de min = 36 sec. Le temps de développement sera de 17 min et 36 secondes.

3ème film : augmentation de 20 % : (16 min : 100) x 120 = 19,2 –> Cela signifie de 19 minutes et 2/10 de min. Le temps de développement sera de 19 min et 12 sec.

4ème film : augmentation de 30 % : …. ect….

Lorsque vous atteindrez le 10ème film, celui-ci sera le dernier. Vous obtiendrez donc une augmentation de 90 % du temps de départ.

La préparation du Microphen en quelques photographies

Le Microphen est composé d’un sachet A et B
Je mets 70 cl d’eau dans une casserole à 40-50°
Je verse le sachet A dans mon eau chaude. Je dissous le produit en tournant dedans.
Je verse le sachet B du Microphen dans ma casserole
Je tourne pour dissoudre la poudre du sachet B
Le sachet B est bien dissout

Ensuite, je verse de l’eau froide pour atteindre 1 L. Je laisse reposer le Microphen « réserve » au minimum une grosse heure.