Archives par mot-clé : impossible project

Aide-mémoire et autres liens sur la photographie instantanée argentique (partie 7)

Je me suis souvent posé de nombreuses questions autour du Polaroid. Dans cet article, quelques astuces sont à votre disposition.

C’est lorsque l’on en a besoin que les connaissances peuvent manquer. Je profite de ces lignes pour vous partager les liens ou astuces qui pourraient vous aider un jour ou l’autre.

  • Utiliser le flash, dark-light, paramètres sur la flash-bar en une image.


Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

Rendre compatible des films de type 600 avec le Polaroid SX-70 (partie 5)

J’utilise depuis de nombreuses années un Polaroid 660 avec des films originaux proposés par la firme « Impossible Project ». Mais comment puis-je les utiliser avec un Polaroid SX-70 ?

Lorsque j’ai fait l’acquisition d’un Polaroid SX-70, j’avais encore dans mon frigo beaucoup de films 600 que j’utilisais avec un Polaroid 660 Sun. Il y a de nombreuses raisons pour utiliser des films différents avec un appareil non-compatible au premier abord.

De nombreuses solutions DIY (Do It Yourself) existent mais je ne me sens pas l’âme d’ouvrir un Polaroid.

Pourquoi cela n’est-il pas compatible ?

De manière très simple, le Polaroid SX-70 a besoin de films d’approximativement 100 isos tandis que les Polaroid 660 utilisent des films de 640 isos.

La firme « Polaroid Originals » (anciennement « Impossible Project« ) propose un filtre en plastique ND très facile à installer par l’utilisateur sur une cartouche de type 600.

Le coût est modeste car il tourne aux alentours de 5 euros  pour deux plastiques découpés.


Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

 

Quelques conseils lorsque l’on pratique la photographie au Polaroid (partie 3)

Dans une démarche réfléchie ou dans l’impulsivité du moment, photographier au Polaroid est toujours un instant magique.  La firme « Polaroid Originals » proposent quelques conseils très simples pour apprivoiser le mythique carré blanc.

Travailler avec un film analogique instantané comme le Polaroid est d’accepter tacitement que la variation de certains résultats varient. Ce phénomène aléatoire est même un élément crucial de ce procédé.

Caractéristique du film Polaroid

La firme « Polaroid Originals » (anciennement Impossible Project) émet quelques précisions autour de leurs différents produits. Le développement de ce film est une réaction chimique complexe, déclenchée par la sensibilité à la lumière, et influencée par divers paramètres, comme la température, le temps écoulé depuis la fabrication du film, et les manipulations mécaniques mécaniques.

En partant de ce postulat de départ et en ayant conscience de l’instabilité potentielle occasionnée par certains facteurs, quelques conseils sont proposés pour atteindre une certaine « stabilité ».

Les films Polaroid se conservent au frigo

La température est un facteur crucial lorsque l’on travaille au Polaroid. Il est conseillé de conserver les cassettes dans le frigo et de les sortir, au préalable, dans une pièce où la température se place entre 13 et 28°C.

Quand il fait très froid dehors, il est conseillé de placer rapidement les photographies sorties dans une poche ou directement près du corps lorsque celles-ci se développent.

Evidemment, il est également intéressant de jouer avec la température très chaude ou très froide pour faire varier les développements et les rendus.

Toujours veiller au nettoyage des rouleaux

Avant de sortir, le Polaroid passe entre deux rouleaux pour permettre à la chimie de provoquer une réaction et de jouer son rôle de chambre noire. Il est donc essentiel de bien nettoyer les rouleaux de temps en temps pour éviter des traces désagréables sur l’image.

On peut remarquer les traces horizontales provoquées par les rouleaux encrassés d’un Polaroid 660.
La clef de la réussite est la lumière

A l’intérieur comme à l’extérieur, un appareil Polaroid a besoin de lumière. Les cartouches SX-70 ou 600 n’ont pas les mêmes ISOS. Cela est un élément essentiel lorsque vous choisissez tel ou tel appareil dans tel ou tel endroit. L’utilisation du flash est recommandée dans des endroits sombres.

Evidemment, cela reste théorique. Tout dépendra de la démarche photographique que vous envisagez dans votre travail.

Un Polaroid se couvre mais ne se secoue pas

Dans l’inconscient collectif, secouer un Polaroid favorise son développement. A notre époque, cela est une erreur. Je dirais même que cela joue de manière négative dans le développement homogène de votre photographie.

Lorsque votre photographie sort, il est impératif de couvrir le Polaroid rapidement. De manière personnelle, j’ai acheté un plastique de protection noir pour mes appareils. Une autre méthode est de le prendre et de le retourner rapidement sur une surface propre. Vous pouvez également mettre le cliché rapidement dans une boîte ou une poche.

En guise de conclusion réflexive

Les petits conseils proposés sont génériques et peuvent apporter une aide lorsque l’on se pose des questions. Je reste toujours assez pragmatique sur ces aspects car tout dépendra de votre démarche photographique et de ce qu’un photographe recherche vraiment.


Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

La construction d’une démarche photographique par le prisme du Polaroid (partie 2)

L’appareil SX-70 pliant restera une figure emblématique de la marque Polaroid. Mais qu’en est-il du lien entre l’outil et une évolution de sa propre conception de la photographie ?

Avec une naissance en 1972, dans une époque où l’expérimentation et la créativité sont encouragées par la firme, le boîtier SX-70 marquera l’histoire de la photographie.

Avant les années 70, les appareils Polaroid prennent un peu de place face au SX-70 pliant. Ils seront considérés comme faisant partie des premiers reflex de type réellement pliable et portable.

J’ai fait l’acquisition du modèle de 1978 équipé d’un autofocus et d’un sonar greffé sur le haut de l’appareil. Pour certains puristes, son esthétisme ne fait pas l’unanimité à cause du « nid d’abeilles » qui prend un peu de place face à son aîné SX-70 dont l’Alpha 1 de 1977.

Evidemment, nous parlons de matériel mais il est indéniable qu’un boîtier reste un simple outil dans la construction de son identité photographique.

Je n’essaierai pas de vous vendre tel ou tel produit et je ne rentrerai pas dans une technique poussée sur l’appareil (d’autres sites font cela mieux que moi). Par contre, qu’est-ce que je recherche par l’utilisation d’un tel procédé ? Quelles réflexions animent mon esprit ?

La maturation Polaroid au service de sa démarche photographique

Avec cet intertitre, essayons d’oublier les aspects techniques, la sensualité du matériel, le charme de la nostalgie ou un effet de mode mal placé. Utiliser un appareil de ce type est, avant tout, avoir réfléchi sur sa manière de travailler, se donner une nouveau questionnement autour de sa conception photographique.

Ce petit carré que l’on nomme Polaroid fait partie intégrante d’un agencement spatial qui essaie de valoriser une série photographique prédéfinie qui va en accord avec votre réflexion sur votre manière de faire. Pourquoi un tel format ? Voici déjà l’une des premières questions que je me suis posée lorsque j’ai décidé de construire une série autour de ce carré.

Vais-je choisir le noir et blanc ? La couleur ? Travailler avec un cadre spécial ou garder le blanc mythique du Polaroid ? Vais-je utiliser un filtre coloré en adéquation avec la vision que j’ai envie de retranscrire ?

Le Polaroid est une impression chimique d’une lumière qui s’écrase entre deux rouleaux. C’est un spectre lumineux qui devient réel. C’est le fantasme d’une idée visuelle que je capte avec mon oeil dans le viseur. Celle-ci s’imprime grâce à une relation entre concret et abstrait.

Chaque Polaroid a sa propre identité inscrite dans sa chimie. Evidemment, ils sont construits de manière identique mais il existe dans chaque chimie une infime partie qui diffère les uns des autres.  Ils se ressemblent mais sont tous différents.

La beauté d’une démarche avec un Polaroid, c’est que chaque photographie est unique. Dans l’univers, il n’existe pas d’autres représentations réelles de votre photographie. Le Polaroid est précieux car unique. Vous pouvez le scanner et en garder une trace numérique mais son faux jumeau n’est qu’une pâle copie électrique du mélange « chimie-lumière » que vous tiendrez entre vos mains.

Fanzine « TROUBLE » // Polaroid « Impossible Project »

Je vous invite à consulter un travail que j’ai réalisé à l’aide d’émulsions « Impossible Project » spécifiques pour le second opus de mon fanzine papier « TROUBLE« . Je voulais porter une réflexion sur l’identité à travers le prisme du tatouage dans la ville de Charleroi en Belgique.

Voici une partie du manifeste que j’avais écrit pour l’occasion et qui retranscrit ce que je ressens lorsque je travaille au Polaroid.

« …La chimie d’un polaroid est tellement égoïste. Lorsque le rouleau collabore au développement de la photographie, celle-ci est capricieuse, indomptable. La polarisation tolère la projection de mon fantasme par le biais d’un procédé mécanique… »

Dans quoi est-ce que je m’engage lorsque je travaille avec ce type de format ?

Travailler au Polaroid n’est pas aussi aisé que ce que l’inconscient collectif laisse supposer. Il y a énormément d’éléments qui font partie intégrante du processus et acceptés complètement lors de la construction d’une démarche par le photographe.

Je pose donc les éléments à prendre en compte. Ce ne sont pas des points négatifs ou positifs. Ils font partie intégrante de la vision de ce type de format.

Posons la première balise incontournable : le prix. Cela a un coût de travailler avec ce format. Le prix est en lien avec l’objet unique que vous tenez entre les mains.

Fanzine « TROUBLE » // Polaroid « Impossible Project »

Une cassette de 8 photographies tourne entre 16€ et 22€ pour les plus récentes. Le Polaroid coûte donc entre 2€ et 3€.  Evidemment, la firme Impossible Project rebaptisée Polaroid Originals en 2017 propose certaines collections éphémères dont les prix explosent lorsque la rupture des stocks est signalée. Pour ceux qui désireraient travailler avec une chambre photographique 8×10, le prix de base est de 180€ pour les 10 tirages.

La seconde chose à prendre en compte est la sensibilité et la fragilité d’un Polaroid. Cela n’est pas une contrainte car, comme expliqué plus haut, certains photographes très connus utilisent cette fragilité au sein même de leur démarche : traces de doigts, déchirures, chimie qui a gelé, chaleur,… C’est un point à prendre en compte en lien avec le prix de chaque tirage unique.

Je pourrais terminer par les essais infructueux liés à la surexposition, la mise au point, l’assombrissement,… mais avec le temps, ceux-ci feront partie intégrante de votre démarche.

Par contre, en guise de conclusion, je n’insisterai jamais assez sur le fait qu’une photographie se réfléchit au niveau des contraintes mécaniques. L’appareil reste un outil et ne doit pas décider à votre place. Quel rendu je désire ? La lumière provoquera-t-elle une surexposition que je ne désire pas ? Que choisir face à ce contraste ? Faites donc travailler votre cerveau en observant ce qui se passe autour de vous d’un point de vue lumière. L’apprentissage par l’erreur est une bonne école mais sachez qu’ici elle a un coût.


Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

La naissance du SX-70 dans les années créatives de Polaroid (partie 1)

La marque Polaroid a contribué à la construction du médium photographique.  Un contexte historique innovant par l’expérimentation issue des années 70.

Balisons notre travail en guise d’introduction

Après un passage obligatoire par le boîtier de type 600, depuis quelques semaines, j’ai fait l’acquisition d’un boitier pliant SX-70.  Il me semble intéressant de poser un avis complètement subjectif sur cet appareil.  Je profiterai de mon envie de poser une réflexion pour écrire une série d’articles.

Avant de me lancer dans certains aspects techniques, j’aimerais contextualiser la naissance du SX-70 dans une période où la marque Polaroid encourage les innovations esthétiques auprès des photographes.

En 2010, la mode tournait autour d’une renaissance du Polaroid. En 2018, la mode a-t-elle fait place à une nouvelle maturité ? La question est donc lancée.

Je reviendrai également sur une réflexion que j’ai posée en 2011 dans une série de 5 articles autour des chimies  Polaroid Impossible Project.  J’essaierai de recontextualiser ce que signifie (pour moi) Polaroid en 2018.

Après tout ceci, je proposerai un avis matériel sur le boîtier 660 Sun avec lequel je travaille depuis 2016.

Je terminerai par une série de liens qui illustreront ce travail d’écriture (de près ou de loin) pour nous permettre de continuer de réfléchir sur la notion même de Polaroid.

Bref, nous avons beaucoup de travail !

Contexte historique du SX-70 : un appareil mythique

Je ne rentrerai pas dans des détails sans fin autour de ce boîtier.  Je préfère mettre en avant l’effort qu’a fourni la firme Polaroid pour encourager l’innovation créative des photographes dans les années 1970.

Lorsque sort en 1972 le SX-70, nous sommes dans la continuité de la création d’une collection d’oeuvres Polaroid lancée par Ansel Adams  et Edwin H.Land (le créateur de l’invention Polaroid). Les années 70 vont apporter un lot impressionnant de photographes qui vont s’affranchir de l’héritage et l’influence de Ansel Adams avec ses paysages en noir et blanc.  Une phase d’expérimentation techniques et esthétiques va débuter.

La firme Polaroid travaille autour de son image d’entreprise qui se veut créative, inventive et innovante. C’est dans cette optique que les conservateurs de Polaroid mettent au premier plan et privilégient les oeuvres les plus conceptuelles et avant-gardistes.

Comme le dit Barbara Hitchock, directrice « The Polaroid Collections » en septembre 2004 au Massachusetts dans le livre « The Polaroid Book » (TASCHEN) :

« …Certes, nous n’avions rien contre les tirages bien léchés ou les belles images évocatrices, mais nous accueillions aussi à bras ouvert les tirages retouchés à la main, ceux qui avaient été réalisé avec d’anciens procédés de fabrication, toute image dans laquelle l’artiste faisait preuve d’imagination pour exprimer ses idées et ses expériences… »

Barbara H. insiste sur les créations et la restructuration de l’idée même de la photographie au Polaroid. Le passage qui suit est extrêmement important pour comprendre cette logique.

« … En 1972, Samaras manipulait les pigments avec une aiguille de manière à créer des effigies déformées de lui-même. Quant à Rauschenberg, il badigeonnait grossièrement ses photos 50 x 60 en noir et blanc avec du fixateur… D’autres appliquaient sur leurs oeuvres de l’encre, de la peinture acrylique, des teintures diverses, voire même du sang… »

Lucas Samaras

Elle continue de mettre de l’accent en insistant que des photographes grattaient les négatifs ou les positifs avec des aiguilles par exemple. Tous ces exemples prouvent que ces années folles seront un foyer dans l’innovation, dans l’encouragement créatif voire même une remise en question de la photographie Polaroid.

Liens divers autour cet article
Rauschenberg R. // polaroid noir et blanc, acrylique et grattage sur châssis aluminium

Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

 

Placer un « Folding Camera Film Shield » sur un SX-70 (partie 4)

La sensibilité des Polaroid lorsqu’ils sortent de l’appareil est un fait reconnu. La chimie continue de recevoir de la lumière et, par la même occasion, de travailler.

Suivant l’exemple d’un boîtier 660 Sun que je possède, j’ai décidé de placer un film plastique noir pour protéger les Polaroid qui sortent du SX-70. Le prix est dérisoire par rapport à son utilisation. Comptez 11-13€ pour l’acquérir.

La manoeuvre est très simple mais me semble essentielle dans un premier contrôle de la lumière. Evidemment, avec le temps, vous utiliserez cet excès de luminosité dans votre démarche photographique.

Pour m’aider au placement, « Polaroid Originals » (anciennement Impossible Project) a réalisé une vidéo pour réussir la petite manoeuvre de fixation. Je vous la propose ci-dessous.


Dossier et réflexions autour de Polaroid
Réflexions menées en 2011 autour de Polaroid

Une conclusion en duo sur les films Polaroid de Impossible Project

Avant propos

Ce dernier article se veut être une conclusion en deux parties. En effet, deux avis y seront exposés : le mien et celui du photographe Lionel Lesaffre. L’objectif visé est de mettre en avant nos retours d’expérience. Nos ressentis sont personnels. Nous voulons préciser que nous ne sommes ni des défenseurs et ni des détracteurs de ce procédé mais il est amusant de recouper deux témoignages pour vous permettre d’aborder dans un premier regard ce média à la mode.

Impossible Polaroid Project ?

Pour ceux qui ont lu l’article précédent, je citais quelques forces et faiblesses du film Polaroid Px 70 Color Shade Push! Voici un un résumé en 7 points de l’avis que je me suis forgé sur ce type de film.

Les +

  1. Le charme du procédé
  2. La manipulation créative
  3. Avoir eu l’audace de faire renaître ce mythe de la photographie

Les – :

  1. Trop grande sensibilité à la lumière lors du développement
  2. Les rendus sont vraiment aléatoires et l’instabilité des chimies. Le virage vert après conservation.
  3. La finition des bords qui est à revoir
  4. La conservation et la pérennité des films « réussis »

Alors il convient que les manipulations proposées par la firme pour protéger les films de la lumière ont été effectuées lors des prises de vue. Résultat : 4 photographies sur 16 ont donné un résultat médiocre. Les 75 % restants sont inexploitables après 3 semaines enfermés dans une boîte à l’abri de la lumière.

L’instabilité des chimies se traduit par un virage complet des blancs en vert. Pour ma part, cela est inadmissible au vu des prix pratiqués : 2,50 € / la photographie.

Je suis très déçu des résultats sur le film couleur dédié au Polaroid SX 70 malgré un engouement personnel face à ce type de média.

J’ai appliqué chaque recommandation à la lettre pour chaque développement instantané. J’ai essayé divers moyen pour empêcher les films de prendre la lumière à cause de leur grande sensibilité : carton attaché à la sortie des films, protection et mise en poche, retournement sur la table,…

Mon avis est donc pour le moment négatif face à ce type de produit qui surfe sur la vague d’une mode qui va décroître. L’initiative n’en reste pas moins louable mais la longévité du procédé devra passer par une meilleure stabilité des produits. D’après mes nombreuses lectures, il semblerait que les films n&b soient un peu plus stables mais qu’ils tendent vers un jaunissement désagréable sans jamais être véritablement noir dans les basses lumières ou blanc dans les lumières surexposées.

Il est clair que l’engouement risque de disparaître pour les films de la firme hollandaise si une amélioration n’est pas effectuée rapidement.

L’avis de Lionel Lesaffre

Les photos choisies pour illustrer la conservation des films IMPOSSIBLE ont été choisies en fonction du changement de leur aspect, et pas vraiment en fonction de leurs critères « esthétiques » ou « photogéniques ».

Les granulations visibles ne sont pas dûes à des saletés présentes sur les rouleaux (que nous nettoyons entre chaque film), mais bien à l’émulsion. Notons que nous n’avons pas eu ces granulations sur toutes les poses du film testé.

D’après mon  expérience personnelle, ce sont surtout les différents films type 600 de chez IMPOSSIBLE qui sont les moins stables. J’ai suivi scrupuleusement les recommandations fournies  pour la conservation des photos, à savoir une boîte en carton type « boîte à chaussures » et des sachets de dessiccateurs à base de granules de silice.

Cliquez sur les photographies de Lionel Lesaffre pour les agrandir

[nggallery id=1]

Le résultat est très loin d’être satisfaisant comme vous pouvez le constater, bien que le site de IMPOSSIBLE project prétende le contraire.

Je pense essayer une méthode de conservation semblable, mais en substituant les sachets de silice avec du chloride de calcium. En effet, ce dernier est un dessiccateur beaucoup plus puissant. En contrepartie, à cause de ses propriétés, je devrai alors « customiser » la boîte en carton en la compartimentant car lorsque le produit à conserver est en contact avec le chloride de calcium, il s’abîme et devient mouillé en permanence.

Enfin, ces conseils de conservation ne dispense pas d’une numérisation rapide de vos photos, afin de garder une trace – même numérique – de vos instantanés !

Pour finir cette brève conclusion sur les films Polaroid Impossible Project

Gardez à l’esprit que nos tests proposés ne regardent que Lionel Lesaffre et moi-même. Nous vous invitons à tester par vous-mêmes et à expérimenter ces nouvelles chimies. Il faut également prendre conscience que l’instabilité ne signifie pas incompatibilité. Les rendus peuvent s’insérer dans votre démarche personnelle.

Je vous invite également à consulter le site Polaroid Passion qui est une mine d’informations sur les procédés Polaroid. Une communauté de passionnés s’est greffé naturellement autour de ce site.

Je remercie Lionel Lesaffre pour son retour d’expérience qui a agrémenté cette brève conclusion qui clôture ce dossier en 5 parties.

Les différentes parties proposées dans ce dossier

*****

Avis sur les films Polaroid Px 70 Color Shade Push! (Partie 3)

Px 70 Color Shade Push!

Dans cette courte partie, je vais aborder le film couleur « Px 70 Color Shade Push! ». En effet, c’est le seul, pour le moment, que j’ai eu la chance de tester et de prendre en main.

L’objectif est de comprendre un peu ce qui se cache derrière ce film instantané tout en gardant à l’esprit que cela ne reste que mon impression face à ce produit. Evidemment, les avis divergent entre grands défenseurs, détracteurs ou les photographes sans position déterminée.

Px 70 Color Shade Push!

C’est un film couleur de deuxième génération. Le premier portant le même nom en intégrant le terme « First » dans sa nomination.

Ce produit ne s’utilise qu’avec les appareils de type Sx 70. Ce film est de 100 iso et est pensé pour la lumière du jour. Mes essais se sont vraiment révélés en plein soleil pour ma part mais en parcourant des sites spécialisés, vous découvrirez qu’il est tout à fait possible de l’utiliser en intérieur. Le temps de développement varie entre 4 et 10 minutes pour que la photographie puisse se révéler.

Le film est recouvert d’une couche de protection de couleur bleue. Celle-ci disparaîtra lors du développement du film. Il est impératif de bien protéger le film de la lumière à sa sortie. Sa sensibilité est très élevée. Ce point est extrêmement important, ne l’oubliez pas !

Les responsables d’Impossible Project précisent, avec raison, qu’après le développement, la photographie continuera à évoluer. Ce changement fait partie intégrante du procédé chimique et la stabilisation sera effectivement après plusieurs jours.

Plus en avant dans la réflexion autour de ce film Polaroid

Film Px 70 avec le logo de sa cassette

Mon avis personnel est très mitigé sur ce produit. Il est clair que quelque soit la gamme (couleur ou n&b), un temps d’adaptation est recommandé dans la prise de vue et la gestion du film. Il est clair qu’une certaine aisance arrivera après avoir utilisé un ou deux packs de films. Sachez que l’apprentissage coûte cher (!) à la vue des prix pratiqués par Impossible Project.

Si la reproduction fidèle de la réalité vous intéresse, je ne pense pas que ces films Polaroid de nouvelle génération soient faits pour vous. Nous sommes loin de la qualité des véritables films instantanés de Polaroid et vous risquez d’être déçus lors de vos premiers clichés.

Le charme du procédé instantané, la manipulation créative et le fait d’avoir fait renaître le mythe du « Pola » sont les points forts de ce produit que je voudrais mettre en avant. La grande sensibilité à la lumière lors du développement, le rendu très aléatoire, le prix (2,50 € par photo) et la finition des bords blancs sont les points faibles des films Impossible pour le moment.

Les rendus aléatoires font-ils la force du Px 70 ?

Le film de protection n’étant pas totalement opaque, il n’est pas du tout évident de photographier en plein soleil. Le site officiel propose des astuces pour essayer d’éviter ce soucis mais pour ma part, une grande partie de mes photographies ont été voilées.

La manipulation du rendu est difficilement contrôlable. Je peux essayer évidemment de chauffer davantage certaines zones de l’image en la mettant sous mon pull mais cela n’est pas toujours suffisant. Il est également conseillé d’éviter la pression sur les films car la chimie peut baver ou les couches se mélanger.

Alors concrètement qu’elle est la conclusion finale ? Je ne veux pas prendre un parti précis en sachant que je n’ai pas assez d’expérience dans le domaine du Polaroid. Par contre, il me semble clair que les films ne sont pas encore au point.

La chimie utilisée reste complexe et les rendus sont aléatoires. Ceux-ci sont dans l’ère du temps avec les rendus de l’iphonographie ou de la lomographie mais est-ce assez pour permettre une démarche photographique dans le long terme ?

Visitez le site d’Impossible Project pour en savoir plus sur les gammes de produits.

Les différentes parties proposées dans ce dossier

*****

Impossible Project ou la renaissance des films Polaroid (Partie 1)

Dans l'usine - Impossible Project

En octobre 2008, un constat interpelant est mis en avant : l’intérêt des produits photographiques du Polaroid est constant et la demande est croissante. Ce qui pourrait sembler une bonne nouvelle pour ce type de procédé déchante lorsque que l’on apprend en parallèle la fermeture de la dernière usine de production de films Polaroid à Enschede aux Pays-Bas.

Le Polaroid n’est pourtant pas mort car trois hommes décident de se lancer dans le projet un peu fou de sauver l’usine et de relancer la production des films. Sauvé d’une mort certaine, ce média photographique vit un miracle dirigé par une poignée de passionnés. Polaroid n’a donc pas connu la triste de fin du Kodachrome qui s’est éteint malheureusement en décembre 2010.

Ce sauvetage est né d’une idée de Florian Caps. Il dirige un réseau de vente en ligne dont le crédo est majoritairement la vente de ce type de film. L’annonce de la fermeture imminente de l’usine de Enschede lui assure donc un avenir bien sombre en terme financier. Deux solutions se posent : mettre la clef sous la porte ou oser un projet totalement fou.

Nous avons rapidement convenu qu’il y avait une formidable opportunité de marché pour un nouveau film instantané.

L'usine de Impossible Project au Polaroid

Quelques semaines plus tard, Florian Caps prend connaissance avec André Bosman qui est le responsable de la production des films Polaroid. Tout est intact dans l’usine et la chaine de production est en bon état. Ils s’associent au troisième homme qui porte le nom de Marwan Saba dont les compétences tournent autour du développement financier. Le triangle est donc formé autour : du savoir-faire, de la passion et de la gestion financière.

« The Impossible Project » est né rapidement et un nouveau souffle prend vie à Enschede aux Pays-Bas. Certains diront qu’ils sont fous et d’autres crient à la victoire mais le nuage qui plane actuellement au-dessus de cette usine est clairement guidé par la passion, la clairvoyance, la folie, le doute et l’incertitude.

L’usine Polaroid a une superficie de 14000 m² et nos trois compères ont signé un bail pour 10 ans. Dix années pour prouver au monde photographique que le Polaroid existe toujours et continue d’innover. Les objectifs ne tournent pas seulement autour de la perpétuation des films instantanés mais bien d’innover les gammes existantes avec le savoir-faire et les matériaux contemporains.

Le défi est de taille car les composants passés ne sont pas tous encore fabriqués. Les normes environnementales ont changé en Europe, des produits n’existent plus et certains anciens procédés sont protégés par des brevets. La modernisation est donc obligatoire pour passer de l’état de chimie expérimentale à une solution qualitative en terme de rendu mais également financier pour Florian Caps, André Bosman et Marwan Saba.

C’est en mars 2010 que la firme « Impossible Project » annonce la sortie de son premier film monochrome portant le doux nom de « Silver Shade ». Celui-ci est réalisé avec 31 composants inédits. En Juillet 2010, des versions expérimentales couleurs sortent. Une version stable est disponible à ce jour. Cela n’exclut en rien l’amélioration des produits par la firme qui continue son travail et propose de nouvelles chimies. En effet, en juin 2011, la société proposera sur le marché une nouvelle émulsion du nom de « PX 680 color film ». Tout un programme donc !

Le phénomène du Polaroid est en pleine explosion depuis plusieurs années. En effet, les passionnés, les « people » ou les curieux de l’instantané sont de plus en plus nombreux et viennent rejoindre les rangs des irréductibles du Polaroid.

Seul le prix peut devenir un frein car nous verrons que les premières années de vie « The Impossible Project » reste un produit de luxe photographique en ce qui concerne l’achat des films mais cela est une autre histoire.

L'usine de "Impossible Project"

Article paru dans The New York Times par – Mardi 21 juillet 2009 / Traduction sur le site de Polaroid-passion.com

After Polaroid, Keeping Instant Photography Alive

En Juin 2008, lorsque l’usine de film Polaroid dans la ville néerlandaise d’Enschede ferma ses portes, cela sentait la fin pour l’une des innovations les plus ingénieuses et emblématique du 20e siècle.

Presque 60 ans après que l’inventeur américain Edwin H. Land ait vendu le premier Polaroid 95, à Boston en Novembre 1948, l’entreprise Polaroid ferma définitivement la production de films Polaroid. A ce moment là, la demande était encore relativement élevée – l’usine produisait encore 30 millions de films en 2007 et 24 millions au premier semestre de 2008, mais l’usine avait utilisé tout son budget, les composants chimiques nécessaires pour fabriquer son célèbre film instantané, et la décision de Polaroid de passer au numérique signifia qu’il était temps d’arrêter. Mais les stocks de film ne dureront pas longtemps et l’appareil photo Polaroid – l’appareil le plus populaire au monde, avec environ 1 milliard de vente – pourrait au final ne faire partie que du passé…

Quand l'impossible devient possible

Deux hommes, qui assistèrent à la cérémonie de clôture de l’usine avaient d’autres idées. Florian Kaps, un entrepreneur autrichien enthousiaste, et André Bosman, jusque-là le directeur de l’ingénierie de l’usine d’Enschede, se sont rencontrés par hasard lors de cette journée fatidique. Ensemble, ils ont décidé de trouver un moyen de ramener la photographie instantanée à la vie.
« Nous avons rapidement convenu qu’il y avait une formidable opportunité de marché pour un nouveau film instantané », se souvient Kaps, qui a changé de voie après l’obtention d’un doctorat de biologie pour ensuite rentrer dans le monde de la photographie. D’abord, il a travaillé comme cadre supérieur auprès de la Société Lomography, fondée à Vienne en 1992 pour relancer la production de l’appareil Russe, le Lomo, un boitier très basique qui a conquis quelques bobos de l’ouest après la chute du mur de Berlin.

Puis, il y a quatre ans, Kaps est tombé amoureux du Polaroid et a fondé une entreprise spécialisée dans la vente de matériel photographique instantané : Polapremium (anciennement Unsaleable). En partenariat officiel avec Polaroid, la société vend ses produits par l’intermédiaire du site web Polapremium.com, où les amateurs peuvent acheter appareils photos, accessoires et films Polaroid souvent introuvables.

En octobre 2008, Kaps, 39 ans, et Bosman, 55 ans, ont reçu 2,6 millions de dollars de capitaux privés et ont commencé ce qu’ils ont affectueusement appelé The Impossible Project, en vue de réinventer le traditionnel film polaroid. Ils ont fondé une société nommée Impossible, ont loué un petit bâtiment sur le site de l’usine Enschede, des machines de production et engagé neuf ex-employés de Polaroid afin de proposer de nouveaux films en noir et blanc et en couleur. Les nouveaux films auraient des caractéristiques uniques, mais tout en conservant le meilleur des films Polaroid, comme la forme carrée, le cadre blanc et l’odeur familière de la chimie. Depuis, l’impossible est devenu le très probable. « Il y a deux semaines, nous avons franchi cinq étapes importantes, raconte Kaps. Nous avons maintenant prouvé que c’était possible. »

Encore au stade expérimental, les photos instantanées d’Impossible ont un look qui rappelle les débuts de la photographie, « mais cela fera partie de leur charme », dit Kaps. Bien que la société soit toujours en négociation avec Polaroid sur l’utilisation du nom Polaroid, il leur a été permis de faire des films qui fonctionneront dans les appareils photo Polaroid. La production de film noir et blanc commencera fin octobre 2009, et si tout se passe comme prévu, devrait être disponible en masse pour Noël, « avant que les gens commencent à jeter leurs vieux appareils photo Polaroid », explique Kaps.

En 2010, la version couleur devrait arriver sur les étagères, le but d’Impossible étant de vendre 1 million de nouveaux films, dont les prix sont susceptibles de varier de 16€ à 20€ pour un film de 8 photos. La société prévoit que la demande dans le monde entier finisse par atteindre les 10 millions de films par an.

Polaroid passion est le site communautaire de l'instantané

S’appuyant sur son empire naissant, Kaps gère également Polanoid.net, la plus grande communauté Polaroid, et la galerie Polanoir à Vienne. Florian Kaps prévoit qu’un nouvel appareil photo instantané arrive sur le marché en 2010, qui sera construit par un partenaire (il ne veut pas révéler le nom). « Ce sera un appareil de qualité qui ne sera pas produit en masse, avec une bonne optique et une mise au point manuelle » dit Kaps.

Malgré la dominance du numérique, Kaps voit un avenir brillant pour la photographie ancienne. « De plus en plus de gens redécouvre la fascination du Polaroid » dit-il. Ils cherchent l’aventure analogique. Juste le fait d’ouvrir un film et de sentir l’odeur procurent une certaine sensualité. Et les photos ont une certaine valeur, à la différence des images numériques, où l’on prend 10.000 images d’un même événement.

Et il semble qu’il y ait encore un marché pour des photos instantanées. « Les appareils photo Polaroid et les films deviennent de plus en plus populaires auprès de nos clients, et nous avons été déçus lorsque nous avons découvert l’année dernière que Polaroid allait cesser la fabrication du film », dit John Buckle, directeur de librairie Photographers Gallery, à Londres. « Les gens aiment le look des photos Polaroid. Elles ont un look rétro avec de belles couleurs qui n’ont aucune comparaison avec le regard souvent fade de la photographie numérique. Les images instantanées sont aussi sociables, prévoyant le partage d’une photographie réelle plutôt qu’une simple petite image sur un écran. »

Jusqu’à présent, The Impossible Project a été accueilli avec enthousiasme par les fans de Polaroid, photographes d’art et les médias internationaux. « C’est incroyable », dit Kaps. « Si nous réussissons, cela offrira de belles perspectives. Nous ne sommes pas un projet artistique, ou une aventure de fous, nous voulons être une entreprise prospère pendant au moins 10 ans. »

Une photographie avec un Polaroid Sx 70 à visée reflex

Les différentes parties proposées dans ce dossier

L’instant Polaroid ou le pari « The Impossible Project » – Introduction

Polaroid SX-70 - FadeToBlack / Frenchcockpit

Cette série de plusieurs articles se veut avant tout une prise de conscience autour du phénomène des films instantanés et plus particulièrement autour du Polaroid.

On en parle de plus en plus, l’ère du temps est propice à la mode « vintage ». C’est dans ce magma sociétaire qui s’étend sur des années et du cyclisme de la mode qu’est ressorti dans le secteur photographique la folie des films instantanés.

Bien que sous-jacent et porté par une poignée d’irréductibles, la mort annoncée en 2008 par la fermeture de la dernière usine de production des films instantanés a poussé trois hommes à racheter la dernière chaîne de montage et relancer le processus de fabrication à l’aide des anciens ingénieurs travaillant dans ce lieu.

Avant d’aller plus loin, il convient de signaler que je ne suis pas un fanatique de ce procédé. J’ai toujours suivi les états de vie des films instantanés mais depuis quelques temps, je m’intéresse à ce procédé en terme de rendu, de retour aux sources, de dégagement du numérique teinté de curiosité. Mais comme bon consommateur, je me suis lancé dans cette aventure de l’instantané et profiterai de cette série d’articles pour en parler en partageant ma maigre expérience autour de ce système photographique.

Un peu flou - Dos

Le premier article traitera immanquablement de la renaissance des films Polaroid avec le projet un peu fou de « Impossible Project ». Il me semble important d’en parler pour comprendre d’où peut provenir cette renaissance et en quoi celle-ci est magique.

Si la curiosité est venue frapper à votre porte à la suite de l’article précédent, j’essaierai de présenter les 3 types d’appareils compatibles aux nouveaux produits expérimentaux proposés sur le marché.

La troisième partie tournera autour des films « Impossible Project » eux-mêmes. J’essaierai de ne prendre aucun parti pris tout en relayant mes observations et mes lectures. L’objectif est d’appréhender un peu ce qui se cache derrière ces nouveaux types de produits. Evidemment, je ne parlerai des films que j’ai testés et survolerai ceux que je n’ai pas utilisés par mes soins.

La dernière partie sera un peu plus pratique et mettra en avant des essais personnels que j’ai envie de partager avec vous. Le but visé reste le partage de mes erreurs, de mes réussites et de mes questionnements. L’enrichissement sera double : l’échange et la mise en mots d’une démarche.

Pour ceux qui connaissent ma manière de travailler, je vais essayer d’être simple, direct, hésitant tout en gardant à l’esprit que ce que je vous propose ne reste qu’une première approche et une opinion personnelle. Il est certain que tout comme chaque dossier que je vous présente, cela n’est qu’un regard parmi des milliers d’autres. Voyez ces articles comme un commencement dans vos recherches et non une fin.

Les différentes parties proposées dans ce dossier