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Chambre noire permanente dans une armoire (pour amateurs)

Disposer d’une chambre noire permanente facilite le travail et permet un gain de temps considérable. Si vous ne disposez que d’un petit placard, tentez d’exploiter au maximum l’espace.

Dans un placard, vous ne disposerez bien entendu pas d’eau courante, mais cela a peu d’importance si un évier se trouve à proximité, dans lequel vous pouvez laver négatifs et tirages. Le placard doit par contre disposer d’une alimentation électrique. S’il n’y a pas de prise dans le placard, installez-en une ou deux : c’est simple et peu coûteux. Il est souhaitable de disposer d’une prise au plafond pour l’éclairage normal et d’une prise double sur la mur pour la lumière de sécurité et l’agrandisseur ou la tireuse. Faites appel à un électricien agréé pour contrôler les câbles et vérifier leur conformité aux normes en vigueur.

chambre noire photo amateur dans une armoire
Etagères pour chambre noire dans un placard

La photographie ci-dessus illustre la disposition d’étagères transformant un placard de 0,9 x 1,2 m (3 x 4 pieds) en chambre noire permettant de développer des films et de tirer des planches contacts et des agrandissements jusqu’à 25,4 x 30,5 cm (10 x 12 pouces). L’étagère de 30 cm, fixée à environ 1 mètre du sol, reçoit les bacs de développement, de bain de fixage et de fixateur. L’étagère de 40 cm, à la même hauteur, est destinée à l’agrandisseur ou à la tireuse.

Une armoire sur le mur dans le coin (en haut à droite sur le dessin), au-dessus de l’étagère de traitement, permet un stockage sûr et pratique du papier noir et blanc. (Le papier couleur doit être stocké dans un endroit réfrigéré. Consultez la notice concernant l’emballage et le stockage.) Une étagère d’environ 23 cm, fixée sur le mur à 60 cm environ au-dessus des bacs de traitement, permet de disposer le minuteur et autres accessoires. Cette étagère ne doit pas dépasser de plus de 38 cm l’extrémité de l’étagère des bacs, pour ne pas masquer l’éclairage de sécurité au-dessus du bac de développement. Montez une lampe de sécurité, KODAK 2-Way Safelamp ou équivalent, sur le mur ou le plafond à une distance d’au moins 1,2 m des bacs de traitement. Vous pouvez ranger les bidons de produits de développement sur le sol sous l’étagère des bacs.

Cet article a été repris d’un vieux site Kodak. Vous pouvez le retrouver ici. (Ayant peur qu’il disparaisse, je l’ai copié sur mon site pour permettre une certaine pérennité car son contenu est intéressant).

Lien pour aller plus loin : Comment faire un tirage noir et blanc selon Ilford ?

Changement de temps lors d’un changement d’agrandissement

LORS D’UN CHANGEMENT D’AGRANDISSEMENT, FORMULE DE CALCUL DU CHANGEMENT DU TEMPS D’EXPOSITION

T2 = (L2/L1)² x T1

où L1 est la distance de la tête de l’agrandisseur au papier (lue sur la colonne de l’agrandisseur et T le temps.

L1 = Longueur de l’agrandissement de départ
L2 = Longueur de l’agrandissement recherché
T1 = Temps de l’agrandissement de départ
T2 = Temps de l’agrandissement recherché

Voici un tableau du facteur de correction en temps pour éviter de sortir la calculette.

facteur_agrandissement_réduction
Facteur d’agrandissement / Mesures données en mm

Exemple :

Un des côté de l’image (peu importe lequel tant que tu raisonnes toujours avec celui-ci) fait 150mm (L1). Tu as son temps T1 associé pour avoir un tirage correctement exposé. Tu souhaites passer à une longueur de 200mm (L2). Tu recherches le temps T2 associé.

Tu recherches dans le tableau et tu tombes sur le coefficient 1.78.

Formule avec coefficient  –> T2 = T1 * 1.78

Il faut prendre cette formule (ou ce tableau) comme point de départ. Il sera sans doute nécessaire d’y faire des ajustements en fonction de ce que l’on recherche. Cette formule m’a beaucoup aidé lors de mes agrandissements en partant de mes notes.

Préparer ses propres produits de développement argentique : c’est possible !

L’expérimentation chimique fait partie des petits plaisirs d’un photographe travaillant à l’argentique. De nombreuses formules sont tombées dans le domaine publique et d’autres sont issues de recettes (re)connues depuis très longtemps. Les révélateurs dans le commerce sont d’excellente qualité. Certains photographes préconisent l’utilisation de l’un ou l’autre. Ce sont des choix personnels bien évidemment.

Les nombreuses recettes proposées sont multiples et variées : révélateur papier, développeur de film, fixateur, bain d’arrêt et virage. Le site que je vous propose de consulter regorge de nombreuses recettes et l’auteur donne quelques conseils sur le résultat ou les effets potentiels après utilisation.

Je vous invite donc à consulter le site suivant : cliquez sur le lien.

Un pdf de 10 pages vous est également proposé pour préparer les solutions photos vous-même : Cliquez sur le lien pour le télécharger (clic droit enregistrez sous).

Exemple de recette

Voici un exemple connu pour créer vous-même votre développeur film.

Développeur film Adox M-Q Borax

Développeur à grain moyen/fin.

Eau 750 ml
Metol 2 g.
Sulphite de Sodium Anhydre 80 g.
Hydroquinone 4 g.
Borax 4 g.
Bromide de Potassium 0,5 g.
Eau pour faire 1000 ml
C’est une variation du D-76 donnant une meilleur définition.
Les temps doivent être augmentés de 10-20%.

Recommandations d’usage

Plusieurs conseils sont logiques sur l’utilisation des produits chimiques. L’aération de votre pièce est importante car certaines substances sont toxiques. Il est conseillé d’utiliser une eau peu calcaire comme de l’eau distillée par exemple. Je pense qu’il est préférable de bien garder l’ordre d’apparition des éléments pour éviter des réactions malencontreuses. Le soin et la propreté sont indispensables à la bonne réalisation de vos recettes.

Enrouler son film dans une spire pour le mettre dans une cuve (Dev.1)

Avant de jouer à l’alchimiste du développement, il faut placer le négatif dans une cuve de développement. Un entrainement est de mise !

La première étape est d’enrouler son film dans une spire. Celle-ci s’emboitera dans une cuve de développement où les mélanges des différents produits se feront par la suite. Avant le développement proprement dit, il convient d’enrouler son film photographique. L’enroulement doit se faire dans une pièce totalement hermétique à la lumière. Plongé dans le noir, il faudra réaliser l’enroulement sans rien apercevoir. C’est cela le véritable défi du développement à domicile !

Au préalable

Avant d’entamer l’explication de l’enroulement de votre film, il convient de préparer son matériel à l’avance.  Une fois plongé dans les ténèbres de l’obscurité, il sera interdit d’allumer, d’éclairer même très faiblement les alentours à la recherche de quelque chose oublié par mégarde.

Je propose de préparer son matériel devant soi tout en gardant une idée bien claire de la position de chaque objet. Un bac, une paire de ciseau, la cuve de développement et le couvercle posé juste à côté, le film à développer, un décapsuleur (seulement pour les films de 135mm) et la spirale pour enrouler son film.

Dans mon bac, je mets : le film, les ciseaux, le décapsuler et la spire. Le reste du matériel est disposé autour de mon bac. Chaque objet est à portée de main. Mémoriser bien où se trouvent chaque élément car une fois dans le noir, le film déroulé, il sera trop tard pour éclairer !

L’administrateur de ce forum précise de manière judicieuse les derniers conseils :

« Il faut penser à l’avance à disposer de manière à savoir les retrouver sans hésitation :
– la spire dans le bon sens pour ne pas avoir à réfléchir à l’orientation de l’entrée du film ;
– la cuve ouverte avec son axe central en place et couvercle à proximité ne risquant pas de tomber au moment où tu l’attrapes ;
– une paire de ciseaux pour couper le papier collé au film en fin d’enroulage sur la spire.
 »

L'enroulement se fait de manière identique avec un film de 35 ou de 120. (Photo réalisée par Coignet)

Enrouler le film dans la spirale

Le matériel est prêt, chaque objet est à sa place et la lumière est éteinte. Tu es donc le noir le plus complet. Il faut donc maintenant enrouler ton film dans la spirale prévue à cet effet. Cela n’est pas sorcier mais je t’invite à t’entrainer avec un film « à blanc ou périmé » avant de te lancer dans cette opération. J’ai moi-même un négatif périmé que j’utilise en test pour me rappeler comment procéder et me remémorer avant chaque manipulation. En bref, cela n’est pas bien sorcier mais entraine-toi un peu avant de te lancer de manière définitive.

Comment enrouler son film ? Le tout en vidéo évidemment !

Je tiens à redire que tout cela se passe dans le noir le plus complet. C’est pour cela que j’insiste sur le fait de s’entrainer un peu avant. C’est l’étape la plus « difficile » du développement à domicile lorsque que l’on a jamais pratiqué l’engagement d’un film photo dans une spire.

Que faire une fois le film enroulé sur la spire ?

Rien de plus simple ! Vous fixez la spirale sur la petite tige  et insérez le film dans votre cuve. Vous fermez hermétiquement votre cuve. Cette étape se déroule toujours dans le noir le plus complet. Une fois votre cuve fermée convenablement, vous pouvez enfin allumer la lumière.

Et voilà le plus difficile est réalisé ! Félicitations !

Sommaire des articles qui traiteront de : « Comment développer son premier film ? »

Ce petit tutorial ne pourra pas tenir en un article car cela demanderait une longueur de page trop importante. J’ai donc décidé de subdiviser  cet article en plusieurs parties :

1.  L’introduction

2.  Enrouler son film dans une sbire pour le mettre dans une cuve

3.  La préparation et le minutage grâce aux tables de développement

4.  Les étapes de développement

5.  Faire sécher son film

6. Quelques outils indispensables, conseils et avis personnels