Développer son premier film argentique noir & blanc (Introduction)

Quelques conseils pour développer une pellicule photographique chez soi. Tout est une question d’organisation !

Introduction

Avant de commencer, je vais vous ôter d’un doute : développer un film argentique noir et blanc à domicile n’est pas difficile du tout. Cela est très simple mais vous demandera d’être minutieux et organisé.

Il y a quelques mois, je me suis lancé dans la photographie argentique. Je voulais revenir à la source de la pratique photographique. Armé d’un Mamyia C3 et d’un Canon AE-1, je me suis surpris à revenir à la pellicule qui me permet au quotidien de repenser mon acte photographique (mais cela est un autre débat).

Une fois mes différents films exposés, je devais les développer. Deux manières existent évidemment : faire développer son film chez un commerçant ou le faire soi-même.

Pour m’aider dans l’élaboration de mon premier film, j’ai suivi les conseils de ces passionnés de photographie qui cohabitent au sein de ce forum dédié à la photographie. Gardez bien cette adresse dans vos liens car j’y ferai souvent référence et leur site fourmille de nombreuses aides, tableaux, graphiques, tests et conseils très utiles.  Cette série d’articles est née suite à cette discussion que j’ai moi-même lancée.

Il va de soi que cette série d’articles n’est pas la sciences absolue. Je suis bien conscient que les recettes peuvent changer d’un photographe à l’autre en fonction de son expérience. L’objectif de ces articles est de répondre aux premières questions que je me suis posées (et que je me pose toujours) lorsque j’ai dû développer mon premier un film argentique.

Pourquoi développer son film soi-même ?

Révéler sa pellicule de manière personnelle fait partie d’une démarche photographique dans lequel le photographe contrôle sa chaîne de production. Il peut donc augmenter le contraste de son film, l’atténuer, jouer sur certains noirs ou certains blancs. De plus, et cela est indéniable, développer un film soi-même, c’est retrouver un véritable noir et blanc que vous ne retrouverez pas spontanément chez un commerçant.

En effet, la plupart des magasins photos font appel à des sociétés tierces pour développer les pellicules qu’ils reçoivent. Les films, bien que différents, sont développer de manière industrielle avec tout ce que cela implique : griffes dans les pellicules, rendu grisâtre, peu de contraste,…

De plus, développer sa pellicule apporte du plaisir et un sentiment de satisfaction une fois son premier film développé par ses propres soins !

Le forum : « Pirate-photo » est une communauté de passionnés de photographie.

Sommaire des articles qui traiteront de : « Comment développer son premier film ? »

Ce petit tutorial ne pourra pas tenir en un article car cela demanderait une longueur de page trop importante. J’ai donc décidé de subdiviser  cet article en plusieurs parties :

1.  L’introduction

2.  Enrouler son film dans une spire pour le mettre dans une cuve

3.  La préparation et le minutage grâce aux tables de développement

4.  Les étapes de développement

5.  Faire sécher son film

6. Quelques outils indispensables, conseils et avis personnels

15 réflexions au sujet de « Développer son premier film argentique noir & blanc (Introduction) »

  1. Merci pour ces petits rappels… ;D
    J’ai beaucoup hésité avant de faire mon développement maison mais c’est un tel plaisir et c’est simple, alors pourquoi sans priver.

  2. Merci de ton passage Nisnis ! N’hésite surtout pas à partager tes découvertes, tes essais et tes procédés personnels ! Je viens juste à l’instant de terminer une négatif de 120 en Ilford et tu as entièrement raison : quel plaisir !

  3. Merci pour ces bons conseils. Je suis tellement déçu du résultat obtenu auprès des trois « grandes » boutiques photos de Bordeaux, exactement pour les raisons données dans le billet (surtout les griffes sur négatif et les tarifs) que je me lance en « solo », reste plus qu’a faire l’acquisition d’un bon scanner de négatif, j’ai déjà des cuves paterson. Y a plus qu’à…

  4. Bonjour Ced et merci pour ton commentaire. J’espère que ce tutoriel t’aidera et je t’invite à consulter les articles qui suivent.
    Pour un bon scanner à négatif, cela est indispensable si tu comptes utiliser tes négatifs pour en faire une image numérique et utiliser cette image numérique pour la faire développer. Si maintenant, tu comptes développer à partir de ton négatif, je ne pense pas que cela soit bien utile d’investir dans un tel achat sachant que les bons scanners à négatifs ne sont plus fabriqués et que ceux proposés dans les magasins ne sont pas encore de bonne résolution.
    Tu peux également aller dans un vrai labo qui te les tirerait mais cela coûte très cher.

    Si je peux me permettre, je ferais comme cela :
    1. Je développe mes négatifs avec ma cuve et j’y prends du plaisir.
    2. Je trouve un scanner moyen pour en faire un tirage que je diffuserai sur le net ou écran —> Cela signifie que la résolution des écrans est de 72dpi (une broutille en gros).
    3. Je travaille mon image avec ce que j’ai envie comme rendu en calibrant mon écran.
    5. Je l’imprime en petit format et regarde le rendu.
    6. Je vais dans un vrai labo argentique pour discuter avec le tireur avec mon petit format. Cela pour mes clichés que j’ai envie d’utiliser pour un vrai agrandissement ou une expo.
    7. Pour les autres, je fais des petits formats pour en garder un souvenir 🙂

    Voilà, c’est une idée que je te lance mais quand tu verras le prix des vrais scanners, tu te rendras vite compte que cela coûte très cher.

    En espérant t’avoir aidé un peu 🙂

  5. Mais quelle rapidité dit donc.
    Ouaip effectivement, mon objectif est plutôt du style:

    1. me faire plaisir à développer mes négatifs et éviter les déconvenues du tirage à la chaîne mal adapté des gros labo, faire des expériences …
    2. pourvoir scanner mes négatifs dans le but premier d’avoir une sauvegarde numérique. (ne sait on jamais)
    3. pouvoir diffuser mes photos sur le net en conservant un max la qualité.
    4. pour des tirages en grand format, je pense effectivement le faire directement depuis les négatifs, déjà qu’en numérique je ne fais quasiment jamais de tirage après faudra aussi comparer avec un tirage issu d’une numérisation.
    J’ai un peu de chance sur le coup, on me donne un scan EPSON V100 Photo 3200 dpi quasi neuf, il est pas tout jeune mais je pense que cela devrai suffire dans un premier en tout cas. Tu a bien raison, les scanners de négatifs vraiment efficaces sont souvent très très cher, au delà des 500€.

    Je ne manquerai pas de venir faire un p’tit retour ici même.

    Encore merci

  6. Oui c’est un peu comme moi. En tout cas, n’hésite pas à :
    1. prendre contact avec moi si tu as la moindre question, problème ou envie autour de ton travail.
    2. A partager tes futurs photographies car j’aimerais les voir 🙂
    3. A consulter les autres sites : la revue photo en ligne et les reportages photographiques.

    Voilà, je reste à ta disposition si tu as besoin.

    A bientôt et courage !

  7. Bonjour,

    J’aimerai avoir quelques précisions sur l’utilisation des lumières lors du développement :
    Ce que j’ai compris, à l’étape ou on enroule le film dans le spire se fait dans le noir total jusqu’a la fermeture de la cuve, une fois cette étape passé le reste se fait à la lumière traditionnel ( il n’y a pas d’utilisation de  » lanterne rouge » ? )

    Pardonnez moi si ma question vous parait bête, je suis un peu perdu.

  8. Bonjour Jean-Baptiste,

    Pas de lanterne rouge lors du développement du négatif, celle-ci est présente seulement lors du développement du papier. Tout se fait dans le noir lorsque tu t’occupes de la pellicule. Une fois, la cuve refermée, tu peux sortir à la lumière du jour.

  9. Dans la phase de rebobinage, le film est rentré entièrement dans le boîtier ilford. Est-ce que ce film est récupérable?
    Merci d’avance

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