Mesurer l’exposition sans cellule avec un Mamiya C3 (partie 1/3)

A l’heure où tous les outils électroniques font la majorité du travail, il existait une époque où les choix artistiques se faisaient avec la tête. Comment mesurer approximativement une exposition sans cellule électronique ?

Photo by Kenneth Kwan

Depuis quelques semaines, j’ai fait l’acquisition d’un Mamiya C3 (appareil photo moyen-format).  Cet appareil argentique est entièrement mécanique et ne possède aucun système de mesure d’exposition. Datant des années 60, sa qualité de fabrication laisse présager un appareil de qualité.

De nombreux photographes talentueux ont toujours utilisé des appareils argentiques mécaniques sans pouvoir mesurer l’exposition et pourtant, leurs clichés sont grandioses !  Comment faisaient les photographes dans les années 50 par exemple pour réaliser leurs photos ?

Une question reste tout de même en suspension : comment savoir quelle vitesse utilisée avec quel diaphragme en tenant compte de la mesure Asa du film que j’ai envie d’utiliser ?  Si cette question te semble pertinente, je pense que tu trouveras un commencement de réponse dans cet article.

Une solution parmi d’autres

Je ne suis pas très fort – et soyons honnête, je n’en touche pas une ! – en « mathématique photographique ».  La première solution serait de m’acheter une cellule d’exposition à main.  Il en existe énormément sur le marché et cela faciliterait mes prises de vue avec le Mamiya.  Si ce choix vous paraît une évidence, vous pouvez arrêter votre lecture et vous remercie de votre visite.

Pour les plus curieux, j’utilise une charte d’approximation pour évaluer l‘exposition de la scène.  Cette charte est dans mon sac photo et me sert de repère lorsque j’utilise le Mamiya C3.  Au premier abord, celle-ci peut sembler rébarbative et compliquée.  Sachez qu’il n’en est rien et sa facilité d’utilisation n’est pas à refaire !

Voici à quoi ressemble cette charte :

Venez découvrir  les deux autres articles :

La partie 2 :   » Mesurer l’exposition sans cellule avec un Mamiya C3 (partie 2/3) «  : Nous analyserons dans cet article, les différents composantes de cette charte.

La partie 3 :   » Mesurer l’exposition sans cellule avec un Mamiya C3 (partie 3/3) «  : Dernier article qui explique ce que représente les chiffres de – 6 à 18 sur la charte.

13 réflexions sur « Mesurer l’exposition sans cellule avec un Mamiya C3 (partie 1/3) »

  1. Et vous avez entièrement raison ! Etant un débutant en photographie, j’ai essayé de comprendre comment je pouvais faire pour essayer d’exposer correctement une photographie avec un mamiya C3 sans cellule.
    Je vais être totalement honnête avec vous : je ne maîtrise pas la règle des f/16. Mais je vous invite, si vous le désirez, à écrire un article pour ce blog qui illustrerait cette règle avec des exemples concrets dans le but de partager votre expérience photographique : )

    Maintenant, j’ai reçu mes négatifs il y a quelques jours. 7 photos sur 12 sont bien exposées. Cela fait 7/12 disons 55% de réussite pour une première. Cela n’est déjà pas si mal après tout. J’imagine qu’avec l’expérience, cela ne pourra qu’aller mieux. Tout est bon à prendre et à partager après tout !

    Merci pour votre intervention.

  2. Cette table n’est-elle pas la « transposition détaillée » de la règle des F/16 ?
    Je m’explique ; la règle donne un triplet (ISO, Ouverture, Temps d’exposition) pour une condition de luminosité donnée. A charge aux photographes d’adapter les différents paramètres de tête pour trouver la bonne exposition.
    L’avantage de cette table, c’est que « tous » les cas de figure sont déjà écrits, donc moins de risque d’erreur (de calcul j’entends !) !
    Très bel série d’articles en perspective en tout cas ; c’est mon mamiya 645 qui va être content que je le sorte pour appliquer les conseils présentés et à venir 🙂

  3. Merci pour votre commentaire Seb F.

    Pour ce qui est de la transposition de la règle du F/16 et bien, comme dit plus haut, je ne la maîtrise pas et ne pourrai malheureusement te certifier que cela est identique. Je me fierai donc à ton expérience 🙂
    Tu es évidemment bienvenue quand tu veux ! Et n’hésite pas à nous partager ton travail avec ton Mamiya !

    Je peux te dire que je suis satisfait du premier tirage. J’espère que cela ira mieux avec le temps évidemment !

  4. « il existait une époque où les choix artistiques se faisait avec la tête »
    Aouch ! En titre avec une belle grosse police, la faute de conjugaison fait mal !
    « où leS choix se faisaient ! »

  5. La loi du F16
    On prend comme base plein soleil de dos
    pour la vitesse, elle est égale à la sensibilité du film. Pour 125 iso le 1/125
    pour le diaph c’est f:16
    Après on ouvre d’un diaph par degrés de luminosité
    soleil voilé +1
    nuageux +2
    couvert +3
    réverbération neige ou sable -1
    ça marche à peu près, il faut compter sur la latitude de pose des émulsions.
    ça dépend de plein de trucs, la saison, l’heure, la latitude et la position du soleil par rapport au sujet. Bref, a utiliser qu’en cas d’extrême nécessité.
    dans un lointain passé les films étaient orthochromatique, on pouvait les développer à la lumière rouge et de ce fait adapter le développement. Quand sont apparus les panchros les cellules commençaient à exister.
    Quand on trimbale un c330 qui doit peser pas loin de deux kilos, une petite seikonic en lumière incidente ce ne doit pas être insurmontable.

  6. oui,j/ai couvert le meeting des cox a menton avec un nikkormat dont la pile au mercure est interdite a la vente /J/ai ?utilise la vitesse la plus proche du film et ferme le diaph a f/16?resultat :2 bobines de film inversible parfaitement exposees!

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