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Chambre noire permanente dans une armoire (pour amateurs)

Disposer d’une chambre noire permanente facilite le travail et permet un gain de temps considérable. Si vous ne disposez que d’un petit placard, tentez d’exploiter au maximum l’espace.

Dans un placard, vous ne disposerez bien entendu pas d’eau courante, mais cela a peu d’importance si un évier se trouve à proximité, dans lequel vous pouvez laver négatifs et tirages. Le placard doit par contre disposer d’une alimentation électrique. S’il n’y a pas de prise dans le placard, installez-en une ou deux : c’est simple et peu coûteux. Il est souhaitable de disposer d’une prise au plafond pour l’éclairage normal et d’une prise double sur la mur pour la lumière de sécurité et l’agrandisseur ou la tireuse. Faites appel à un électricien agréé pour contrôler les câbles et vérifier leur conformité aux normes en vigueur.

chambre noire photo amateur dans une armoire
Etagères pour chambre noire dans un placard

La photographie ci-dessus illustre la disposition d’étagères transformant un placard de 0,9 x 1,2 m (3 x 4 pieds) en chambre noire permettant de développer des films et de tirer des planches contacts et des agrandissements jusqu’à 25,4 x 30,5 cm (10 x 12 pouces). L’étagère de 30 cm, fixée à environ 1 mètre du sol, reçoit les bacs de développement, de bain de fixage et de fixateur. L’étagère de 40 cm, à la même hauteur, est destinée à l’agrandisseur ou à la tireuse.

Une armoire sur le mur dans le coin (en haut à droite sur le dessin), au-dessus de l’étagère de traitement, permet un stockage sûr et pratique du papier noir et blanc. (Le papier couleur doit être stocké dans un endroit réfrigéré. Consultez la notice concernant l’emballage et le stockage.) Une étagère d’environ 23 cm, fixée sur le mur à 60 cm environ au-dessus des bacs de traitement, permet de disposer le minuteur et autres accessoires. Cette étagère ne doit pas dépasser de plus de 38 cm l’extrémité de l’étagère des bacs, pour ne pas masquer l’éclairage de sécurité au-dessus du bac de développement. Montez une lampe de sécurité, KODAK 2-Way Safelamp ou équivalent, sur le mur ou le plafond à une distance d’au moins 1,2 m des bacs de traitement. Vous pouvez ranger les bidons de produits de développement sur le sol sous l’étagère des bacs.

Cet article a été repris d’un vieux site Kodak. Vous pouvez le retrouver ici. (Ayant peur qu’il disparaisse, je l’ai copié sur mon site pour permettre une certaine pérennité car son contenu est intéressant).

Lien pour aller plus loin : Comment faire un tirage noir et blanc selon Ilford ?

L’art du tirage – guide des techniques de laboratoire en noir et blanc

Les livres traitant de la photographie sont innombrables. Les recueils qui abordent le tirage argentique en noir et blanc un peu moins. Ce billet n’a pas la prétention d’être une critique ou un avis exhaustif sur le livre « L’art du tirage » de Steve Mcleod.

Chapitres habituels

Ce guide qui se veut une approche professionnel du travail en laboratoire aborde le développement de la photographie argentique depuis le début du processus de développement. Entre l’aménagement de sa chambre noire, le traitement du film, la planche-contact et le traitement du papier de tirage, les lecteurs ou les vétérans du laboratoire n’apprendront pas de nouvelles choses supplémentaires.

Pour les amateurs ou si vous désirez compléter l’excellent livre de Philippe Bachelier, « L’art du tirage » sera un supplément intéressant pour les apprentis de la chambre noire.

« L’art du tirage » est richement illustré. Chaque photographie s’accompagne d’un petit schéma de tirage.

De gros points positifs

En plus des classiques chapitres cités dans le paragraphe précédent, certains aspects comme les bordures, le flashage ainsi que les virages ou tirage lith y sont traités. L’ouvrage est également richement illustré. De nombreux schémas sont dispersés dans le livre pour permettre une compréhension des différents éléments ainsi que la prise de conscience des masquages pour chaque tirage.

L’auteur y va de nombreuses anecdotes. Cela augmente le sentiment de proximité avec Steve Mcleod et chaque détail donné propose au lecteur une certaine réflexion. Les écrits sont simples et fournis. Cela m’a permis une réelle complicité entre le livre de Bachelier et celui de Steve Mcleod dans la manière d’aborder le tirage en chambre noire. Une complémentarité existe et c’est un réel bonus.

Conclusion

Un livre intéressant que je conseille sans pour autant en être un grand défenseur. Les amateurs avertis y trouveront leur compte en découvrant le tirage photographique à l’aide Steve Mcleod.

De nombreux schémas aident à la compréhension du tirage final.